Emploi : la discrimination à l’embauche a quasiment doublé en 20 ans

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21% des salariés disent avoir subi des discriminations. Photo d'illustration. 1:12
21% des salariés disent avoir subi des discriminations. Photo d'illustration. © Pixabay
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Selon une enquête de l'Ifop pour le site MeteoJob, 21% des salariés interrogés disent avoir été victimes de discrimination lors de leur recherche d'emploi. Les personnes de nationalité étrangère, n'ayant pas la peau blanche, ou appartenant à une minorité religieuse, sont particulièrement concernées. 

Les chiffres ne sont pas encourageants. Malgré la multiplication des actions de sensibilisation ces dernières années, la proportion de salariés affirmant avoir fait l’objet d’une discrimination à l’embauche a presque doublé en vingt ans. C'est le constat qui ressort d’une vaste enquête de l’Ifop menée auprès de 4.000 salariés pour le site de recherche d’emploi MeteoJob.

En 2001, 12% des salariés interrogés par l’Ifop disaient avoir été victimes d’une discrimination dans le cadre de leur recherche d’un emploi. Cette année, c’est presque deux fois plus : 21%. Le fait d’être une femme plutôt qu’un homme, d’appartenir à un milieu social défavorisé, tout cela joue. Mais ce qui est le plus souvent mis en avant par les salariés, c’est le fait d’avoir une nationalité étrangère, de ne pas avoir la peau blanche ou d’appartenir à une minorité religieuse. 

Un sexisme en forte hausse

C’est notamment au moment de l’entretien d’embauche que la discrimination est perçue, avec des remarques désobligeantes liées aux origines ou aux croyances religieuses, quand ce ne sont pas des moqueries sur le prénom ou le nom de famille.

Le sexisme est aussi souvent à l’œuvre : 19% des femmes disent ainsi avoir subi des propos déplacés lors de l’entretien. Ce chiffre était quasi trois fois moins élevé il y a vingt ans (7%). Enfin, la vie privée est fréquemment invoquée : une femme sur quatre s’est vue demander si elle comptait avoir prochainement un enfant, ou comment elle assurait la garde de ses enfants. Des questions là encore beaucoup moins posées il y a vingt ans.

Europe 1
Par Olivier Samain, édité par Antoine Terrel