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Dette française : «Gel des pensions, hausse d'impôts...», Benoît Perrin met en garde contre une intervention de la BCE

(Illustration) [Kirill KUDRYAVTSEV / AFP]

Invité d’"Europe 1 Matin", Benoît Perrin, directeur de Contribuables associés, a alerté sur les conséquences d’un possible emballement des taux d’intérêt pour la France. Une intervention de la Banque centrale européenne imposerait, selon lui, un "programme d’ajustement".

La France pourrait-elle se retrouver sous la contrainte de la Banque centrale européenne ? Invité d’Europe 1 Matin ce lundi, Benoît Perrin, directeur de Contribuables associés, a mis en garde contre ce scénario en cas de nouvelle dégradation des conditions d’emprunt du pays. Une hypothèse qui dépendrait d’abord d’un emballement des taux sur les marchés.

"Si jamais les taux s’emballent", la France pourrait rencontrer "de plus en plus de mal à emprunter", ou continuer à le faire "à des taux de plus en plus élevés", explique Benoît Perrin. Une hausse du coût de la dette susceptible, selon son raisonnement, de conduire la Banque centrale européenne à agir.

"Des contreparties massives"

Le directeur de Contribuables associés évoque plus précisément le TPI, un outil mis en place par la BCE en 2022. Celui-ci l’autorise, explique-t-il, "à racheter des titres sur le marché secondaire" afin de "calmer la flambée des taux". Mais le recours à ce mécanisme se fait "à deux conditions", précise Benoît Perrin.

D'abord, "il faut respecter nos engagements budgétaires européens", alors que le déficit prévu excède toujours le seuil de 3%. Puis, cela passe par "l'acceptation d'un programme d’ajustement" : "gel des pensions, baisse des salaires publics", ou encore "hausse d’impôts décidée sous contrainte extérieure".

"Bref, ça ne se fait pas sans contrepartie massive", insiste-t-il. Si tout cela ne suffit pas, le Fonds monétaire international "intervient pour racheter une partie des dettes", poursuit le directeur de Contribuables associés.