Réarmer la France, et plus largement, l'Europe : la tâche est immense pour les industriels, réunis ce jeudi à Bercy, aux côtés des investisseurs. Objectif : trouver des milliards d'euros pour développer la filière. Mais dans le paysage de l'armement, tout le monde n'est pas logé à la même enseigne.
Un accès au financement inégal
Ainsi, du côté des grands groupes comme Dassault, Thales ou MBDA, on ne rencontre aucune difficulté pour se financer. À l'heure actuelle, les six plus grandes banques françaises ont d'ailleurs engagé 37 milliards d'euros dans les entreprises de la défense. Une somme importante, mais la situation est plus compliquée pour les PME du secteur.
Celles-ci présentent des taux de rentabilité plus faibles et des niveaux d'endettement plus élevés que dans les autres secteurs. Or, ces petites entreprises sont l'essentiel de la base industrielle de défense française. Principal problème pour ces PME : un manque de capitaux.
Des fonds qui boudent le secteur
En cause : les fonds d'investissement boudent le secteur car les critères de finances durables ont tendance à exclure les placements dans la défense, au même titre que les placements dans les hydrocarbures ou pendant un temps dans le nucléaire. Ce point sera doncun des enjeux de la réunion de ce jeudi matin, pour libérer le financement de la défense.