"Casser les codes, ça fait partie de la marque", souligne le patron de DS

, modifié à
  • A
  • A
© ERIC PIERMONT / AFP
Partagez sur :
Invité d'Europe 1, Yves Bonnefont, directeur de la marque DS, fait le point sur les nouveautés de la marque, à l'occasion de l'ouverture au public du Salon de l'Auto.

Au Salon de l'Auto, qui a ouvert ses portes au public jeudi à Paris, le stand de DS détonne. Alors que la majorité des marques présentes au Parc des expositions de la porte de Versailles ont opté pour des stands ouverts, celle du groupe PSA a décidé de trouver refuge dans un cube fermé. Un choix pas si anodin, explique son patron Yves Bonnefont, invité de l'interview éco d'Emmanuel Duteil, sur Europe 1.

"Cet aspect mystérieux fait venir beaucoup de gens". "La première chose, c'est qu'on essaye de créer une notion d'exclusivité. La deuxième, c'est tout bête, mais quand vous voyez une porte entrouverte, vous avez envie de la pousser et de voir ce qu'il y a derrière", assure le chef d'entreprise, âgé de 47 ans. "On n'hésite jamais à casser les codes, chez DS, ça fait partie de la marque. On le fait aussi dans la configuration de notre stand", note le PDG, qui affirme que "cet aspect mystérieux fait venir beaucoup de gens".

Le DS3 Crossback, "une voiture bourrée de technologie". Plusieurs commandes ont d'ailleurs déjà été passées pour le DS3 Crossback, dernier né de la gamme DS, un SUV compact sur laquelle la marque mise beaucoup. Ce qui fascine, c'est notamment ses poignées de mains invisibles, mais qui sortent dès lors qu'on s'en approche. "C'est vraiment une voiture bourrée de technologie", valide Yves Bonnefont.

Écoutez l'interview intégrale d'Yves Bonnefont à 22h20 dans le journal de la nuit d'Isabelle Millet. Le replay de l'émission est à retrouver ici.

Une voiture autonome de niveau 2. La voiture propose notamment une autonomie de niveau 2. Autrement dit, "elle se maintient dans sa voie de 0 à 180 km/h et régule sa vitesse en fonction des consignes que vous lui avez donné et du trafic", précise le centralien. Et comme la loi exige de garder les mains sur le volant, "si vous les enlevez, la voiture vous demandera de les remettre au bout de 15 secondes".

"J'ai promis une voiture par an". Après avoir connu de grosses difficultés ces dernières années, principalement parce que la marque n'avait pas sorti de voiture depuis 2011, DS a déjà vu ses ventes progresser de 20% depuis le début de l'année grâce à son DS7 Crossback, sorti début 2018, et qui avait bénéficié d'une publicité extraordinaire puisqu'Emmanuel Macron l'avait utilisé pour descendre les Champs-Élysées le jour de son investiture. "Il faut trois ans pour faire une voiture. Maintenant, j'ai promis une voiture par an. On est donc au rendez-vous", se satisfait Yves Bonnefont, sur Europe 1.

"On est en train de constituer une gamme à six modèles. Plus on va l'étoffer, plus nos ventes vont croître". En ce qui concerne le DS3, "les premiers clients seront livrés à partir de la fin du printemps 2019", détaille-t-il encore.

Du 100% électrique dès 2025. Et les projets ne manquent pas, notamment en ce qui concerne l'électrification de ses véhicules. Si les modèles actuels sont aussi disponibles en version électrique ou hybride, "à partir de 2025, promet le PDG, on ne mettra plus sur le marché que des véhicules électrifiés : il n'y aura plus de thermique pur".

Europe 1
Par Thibauld Mathieu avec Emmanuel Duteil