Face à l'envolée des prix des carburants, les pays du G7 vont mettre sur le marché 100 millions de barils de pétrole et de produits pétroliers issus de leurs stocks stratégiques. Une décision destinée à soulager les marchés mondiaux, alors que Donald Trump faisait pression sur l'Europe.
La crise des carburants se poursuit avec une réponse proposée par les pays du G7. Les États les plus industrialisés ont finalement cédé au coup de pression de Donald Trump. Ils vont donc débloquer 100 millions de barils de pétrole et de produits pétroliers sur quatre mois, puisés dans les stocks stratégiques de chaque pays. Objectif : faire baisser la pression sur les marchés mondiaux, même si une baisse des prix à la pompe ne sera pas automatique.
"L'Europe a accepté de libérer une quantité massive de son gazole abondamment stocké", s'est réjoui le président américain. Son ultimatum a fonctionné : Donald Trump menaçait l'Europe d'une rupture d'approvisionnement, ce qui lui permettait dans le même temps de faire baisser les prix à la pompe aux États-Unis.
Ne pas "confondre vitesse et précipitation"
Pas anodin à un mois des élections de mi-mandat. La menace est écartée et une part importante des stocks de diesel doit être mise sur le marché dans les 20 premiers jours. Pour que ce soit efficace et qu'il y ait un impact par la suite, il faut espérer une part conséquente de diesel, prévient l'économiste Philippe Chalmin.
"Sur les 100 millions de barils, il faut savoir quelle sera la répartition entre pétrole brut et produits pétroliers. 50 millions de barils de diesel, là, ça peut avoir un impact. Dire que ça va baisser très vite et de manière importante, c'est peut-être quand même confondre vitesse et précipitation", insiste-t-il.
Et pour accélérer une baisse des prix au niveau mondial, Emmanuel Macron a précisé que les pays du G7 ont convenu de travailler pour faire baisser les marges des raffineurs et les coûts de transport.