Le président du comité stratégique des centres E.Leclerc Michel-Edouard Leclerc était l'invité de La Grande interview Europe 1-CNews. Au micro de Laurence Ferrari, il insiste pour suspendre la CEE, cette surtaxe appliquée aux carburants qui permet de financer la transition énergétique. "On peut le faire dès demain, ça ferait économiser 15 à 17 centimes par litre", insiste-t-il.
Malgré une légère baisse bienvenue, les prix des carburants continuent d'être extrêmement élevés à la pompe. Conséquence de la guerre en Iran, mais aussi de la situation financière de la France, qui force le gouvernement a prendre des mesures ciblées pour aider les acteurs les plus touchés plutôt que baisser les prix en station, comme ce fut le cas en 2022.
Pourtant, une solution est possible selon Michel-Edouard Leclerc, invité ce lundi matin sur le plateau de La Grande interview Europe 1-CNews. "On peut réduire le prix de l'essence de 15 à 17 centimes. On peut le faire dès demain. (...) Nous proposons de suspendre mois par mois, provisoirement, la surtaxe CEE".
Éviter le déséquilibre des finances publiques
"Si la crise énergétique dure, ça va plomber la consommation, ça va plomber la croissance et il y aura d'ailleurs encore moins de rentrées de TVA et ça va déséquilibrer encore plus les finances publiques", prévient-il. "Donc, on propose de suspendre cette contribution pour la transition énergétique pour permettre d'alléger la charge pour les consommateurs, sans remettre en cause du tout sa finalité, sans faire du trumpisme, sans revenir en arrière sur l'écologie", insiste le président du comité stratégique des centres E.Leclerc.
"Donc, on diminue de 15 à 17 centimes par litre tous les mois, on essaye de passer sous les deux euros le litre, et avec la concurrence, on devrait y arriver", conclut-il.