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Budget 2027 : réduire la voilure ou poursuivre dans cette voie ? L'Assemblée nationale se penche sur la contribution française à l'UE

L’Assemblée nationale se penchera mercredi sur la contribution française au budget de l’Union européenne, prévue à 30,9 milliards d’euros l’an prochain. [Xose Bouzas / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

L’Assemblée nationale se penchera mercredi sur la contribution française au budget de l’Union européenne, prévue à 30,9 milliards d’euros l’an prochain. En pleine recherche d’économies et à six mois de la présidentielle, le débat prend une tournure très politique.

L’Assemblée nationale doit se pencher ce mercredi sur la contribution française au budget de l’Union européenne. Le montant prévu pour l’an prochain atteint 30,9 milliards d’euros. En pleine chasse aux économies, et à six mois du premier tour de l’élection présidentielle, ce rendez-vous budgétaire prend une tournure très politique. L’exécutif va devoir justifier une telle dépense au moment où il demande des efforts dans plusieurs secteurs. 

Sébastien Lecornu réclame d’ailleurs lui aussi un allègement de la facture européenne. En septembre, le Premier ministre a écrit à Bruxelles pour demander que l’amende de 4,1 milliards d’euros infligée à Google serve à réduire les versements des États membres. Une demande qui permet au gouvernement de montrer qu’il cherche aussi des économies du côté de l’Europe. 

Face à cette offensive, Benjamin Haddad contre-attaque

Mais elle conforte également Marine Le Pen et le Rassemblement national sur un point : selon eux, les économies doivent aussi concerner la contribution française à l’Union européenne. Face à cette offensive, Benjamin Haddad contre-attaque. Le ministre chargé de l’Europe accuse le RN de promettre une baisse qu’il ne pourrait pas imposer seul. 

Selon lui, réduire unilatéralement la contribution française reviendrait à remettre en cause les engagements de la France vis-à-vis de ses partenaires européens, sans l’assumer clairement devant les électeurs. Car un amendement adopté à Paris ne suffit pas à modifier les sommes dues à Bruxelles. La contribution française s’inscrit dans un cadre budgétaire européen négocié entre les États membres et encadré par des règles communes. 

Le gouvernement pense pouvoir faire valider la contribution française par l’Assemblée

Autrement dit, la France ne peut pas décider seule de revoir brutalement sa participation. L’exécutif défend donc une autre méthode. Plutôt que de réduire unilatéralement la contribution française, le gouvernement veut faire entrer davantage d’argent dans les caisses européennes ou obtenir une baisse des dépenses de l’Union, afin d’alléger la part payée par les États membres. 

C’est dans ce cadre que Sébastien Lecornu met en avant l’amende infligée à Google. Pour le Premier ministre, ces recettes exceptionnelles doivent servir à réduire l’appel à contribution des États, et non à financer de nouvelles dépenses. Le gouvernement pense pouvoir faire valider la contribution française par l’Assemblée. Mais le débat s’annonce sensible. 

Pour répondre au RN, Sébastien Lecornu devra aussi montrer concrètement de combien il peut faire baisser la facture.