Le groupe Horizons, propose un "budget alternatif" en marge de l'examen du projet de loi de finances. Le parti d'Édouard Philippe suggère de réaliser 10 milliards d'euros d'économies supplémentaires, afin d'annuler des hausses d'impôts du même montant, tout en maintenant l'objectif de ramener le déficit public à 5 % d'ici 2027.
Le chef de file des députés Horizons, le député Marcangeli, a esquissé lundi au Figaro un "budget alternatif" que son camp souhaite proposer lors de l'examen du budget, qui débute mardi, avec à la clé 10 milliards d'euros d'économies supplémentaires par rapport au projet du gouvernement.
Réforme des retraites dans le viseur
Le parti d'Édouard Philippe souhaite "annuler 10 milliards de hausses d'impôts prévues, contre des économies du même montant", a indiqué Laurent Marcangeli dans une interview au quotidien, précisant que ces économies supplémentaires se feraient "pour moitié sur les dépenses de l'État, pour moitié sur les dépenses sociales".
Horizons proposera notamment "de revenir sur la suspension de la réforme des retraites", moyen d'économiser "un milliard d'euros" en 2027, selon M.Marcangeli.
Le député reproche au projet du gouvernement de ne pas "suffisamment" faire reposer le "redressement" économique du pays sur "le rétablissement des comptes sociaux".
"Ce n'est pas un +contre-budget+, car cela voudrait dire que nous sommes dans l'opposition. C'est un +budget alternatif+ que nous proposons", insiste toutefois Laurent Marcangeli, dont le parti "partage" l'objectif de l'exécutif de ramener le déficit public à 5% en 2027.
D'autres mesures à proposer
Le parti d'Édouard Philippe soutiendra les mesures d'économies proposées par le gouvernement concernant les retraités, jugeant "légitime que les retraités qui le peuvent contribuent à l'effort", a expliqué le député.
Pour trouver 10 milliards d'euros d'économies supplémentaires, Horizons proposera par ailleurs le non-remplacement d'un fonctionnaire sur trois, la baisse de crédits de l'État (Éducation nationale, police, gendarmerie, armées et justice exceptées), le passage à deux jours du délai de carence pour les arrêts maladie dans le public, ou encore une baisse de 3% par an des dépenses des caisses de Sécurité sociale, a étayé Marcangeli.