Air France-KLM "sera très vigilant" après l'entrée des Néerlandais au capital

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Le gouvernement néerlandais a pris une part de 12,68% dans Air France-KLM.
Le gouvernement néerlandais a pris une part de 12,68% dans Air France-KLM. © JOEL SAGET / AFP
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Au lendemain de l'annonce de la prise de participation de l'État néerlandais dans le capital d'Air France-KLM, le conseil d'administration affirme mercredi qu'il "sera très vigilant sur les conséquences de cette prise de participation pour le groupe, ses collaborateurs, sa gouvernance et la perception du marché".

Le conseil d'administration d'Air France-KLM "sera très vigilant sur les conséquences" de la prise de participation de l'État néerlandais "sans aucune concertation" au capital, a indiqué le groupe mercredi dans un communiqué à l'issue d'une réunion extraordinaire du conseil.

Mise à jour : La Haye porte sa part à 14% et se rapproche de celle de Paris. Le gouvernement néerlandais a annoncé mercredi avoir achevé son opération de rachat de parts d'Air-France KLM et en détenir 14%, soit presque autant que la France et ses 14,3%. Sa participation est désormais valorisée à 744 millions d'euros, a-t-il ajouté, précisant que "l'opération de rachat de parts d'Air-France-KLM est achevée".

Air France-KLM veut reprendre "sa place de leader du transport aérien européen". "Le conseil d'administration (…) a pris acte de la prise de participation de 12,68% de l'État néerlandais dans le capital du groupe, sans aucune concertation", a-t-il indiqué au lendemain de l'annonce surprise du gouvernement néerlandais. Il "sera très vigilant sur les conséquences de cette prise de participation pour le groupe, ses collaborateurs, sa gouvernance et la perception du marché", a-t-il ajouté. Le Conseil est composé de seize membres, dont deux proposés par l'État français et un représentant de l'État nommé par arrêté ministériel. Quatre personnalités néerlandaises y siègent également.

"Il fera en sorte que celle-ci n'affecte pas la nouvelle dynamique du groupe et de ses compagnies, impulsée par le directeur général du groupe" Benjamin Smith, poursuit le texte en appelant "l'ensemble des dirigeants et des équipes à se concentrer sur le développement des activités commerciales et l'amélioration opérationnelle, pour qu'Air France-KLM reprenne sa place de leader du transport aérien européen".

Les Pays-Bas promettent d'être "un actionnaire actif". Le ministre néerlandais des Finances Wopke Hoekstra s'est félicité après l'irruption de son pays au capital du groupe d'avoir "désormais le pouvoir de vote autour de la table", promettant d'être "un actionnaire actif mais pas un actionnaire activiste". "Cette opération intervient au moment où, après discussion avec ses partenaires dont l'État néerlandais, le groupe avait approuvé à l'unanimité, dans un esprit de dialogue et d'ouverture, les règles de sa nouvelle organisation managériale sous le leadership de Benjamin Smith, directeur général d'Air France-KLM. Le groupe s'apprêtait également à confirmer ses engagements vis-à-vis de l'État néerlandais visant à renforcer le développement de Schiphol (l'aéroport d'Amsterdam-Schiphol) comme hub européen et soutenir le développement de KLM", souligne le texte du conseil d'administration.

Selon Bercy, un protocole d'accord portant sur "la préservation de la plate-forme de Schiphol" avait été "négocié par Air France-KLM avec les autorités néerlandaises" et était prêt à être signé mardi. "Pour l'instant, il va être mis de côté", a ajouté le ministère.