Alors que la pluie fait son retour sur la France, le musée des beaux-arts de Rouen propose une exposition, en partenariat avec Europe 1, sur les tableaux qui s'amusent avec nos averses. De quoi changer d'avis sur les précipitations.
Elle tombe sur une ville ou à la campagne, la pluie impacte notre vision du paysage, mais alors comment la représenter quand on est un artiste comme Courbet, Van Gogh, Monet ? C’est toute l’originalité de l’exposition "Sous la pluie" actuellement au musée des beaux-arts de Rouen.
Qu'elle soit fine, droite, tiède ou qu'elle apporte la grêle, la pluie ne passe pas inaperçue dans l'art. Ces cinq types de pluies sont répertoriées dans La terre, le roman d’Emile Zola de 1887 consacré aux difficultés agricoles. L’année suivante, il se voit offrir un appareil photo. Un moment d'histoire à retrouver dans l’exposition "Sous la pluie" où l'un de ces cliché est présenté. Il montre la place Prosper Goubaux à Paris, sous une averse forcément.
Un épisode météorologique difficile a représenter
L’exposition est surtout une invitation pas évidente à changer notre rapport aux précipitations. Forcément pour les impressionnistes, les peintres de plein air et la révolution du tube de peinture, la pluie devient un défi à représenter sur un tableau. Certains choisissent le vaporeux, d’autres grattent ou font fondre la couche picturale.
Pour ceux qui se trouvent face aux œuvres, c’est l’expérience physique de l’inconfort avec Gustave Courbet, devant lequel les spectateurs se sentiront trempés avec lui dans les trombes d’eau de l’automne 1864 à Trouville-sur-mer en Normandie.
L'exposition propose aussi Les maitres d’estampes japonaises, des artistes plus contemporains à l'instar de David Hockney. Mais un chose est sûre : tous mériteront un déluge d’admiration.