Philippe Geluck sur ses dessins politiquement incorrects : "Je suis parfois au bord de la nausée en les regardant"

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Philippe Geluck était l'invité d'Europe 1, dimanche. 27:44
Philippe Geluck était l'invité d'Europe 1, dimanche. © Europe 1
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Le dessinateur du célèbre Chat, Philippe Geluck, était l'invité de Frédéric Taddeï ce dimanche sur Europe 1. Il est revenu sur les dessins parfois très sombres qu'il a réalisé dans Siné Hebdo et Mensuel.
INTERVIEW

En balade avec Frédéric Taddéi sur Europe 1, Philippe Geluck, dont le 22ème tome du Chat est sorti le 30 octobre dernier, s'est confié sur la liberté d'expression et le côté sombre des dessins qu'il a produits pour les journaux satiriques Siné Hebdo et Mensuel, dimanche. 

L'auteur de bande dessinée belge, qui reconnaît que Le Chat lui a permis de "payer sa maison, nourrir sa famille, aider ses enfants à démarrer dans la vie", rappelle qu'il lui a surtout donné la liberté. Une liberté qu'il a utilisée pour dessiner dans des styles bien différents de celui du célèbre félin, notamment pour Siné Hebdo puis Siné Mensuel, dans lequel sa rubrique s'intitulait "Geluck se lâche". Un recueil homonyme de textes et dessins politiquement incorrects en naîtra d'ailleurs en 2009.

"Sans aucun tabou"

Ce côté sombre, "ça a toujours été en moi", affirme l'artiste. "J'ai fait mes premiers dessins et dans certains j'allais plus loin que les plus ultras de la bande de Siné". Dessins sur la pédophilie dans l'Eglise, sur Schumacher, sur le djihadisme, la burqa... Il croque "sans aucune limite et sans aucun tabou". Loin de l'image du Chat, et pourtant. S'il avoue être lui-même "parfois au bord de la nausée en regardant" ses dessins (et parfois mort de rire), les acheteurs de son héros de bande dessinée sont aussi très demandeurs, d'après lui, de ses recueils plus iconoclastes. "J'avais en séance de dédicace des vieilles dames qui achetaient Le Chat chaque année et là venaient demander ce livre", s'amuse-t-il. "Donc finalement ça plait, et l'on est heureusement dans un pays où on aime ça". 

Europe 1
Par Séverine Mermilliod