Invité dans Culture médias, Greg Guillotin a dévoilé les coulisses impressionnantes du nouveau numéro du "Pire Stagiaire", diffusé ce mercredi soir sur W9. L'humoriste suivi par plus de 4 millions d'abonnés, explique à quel point il est difficile de "s'assurer que personne" ne le connaît.
Pris au piège. Ce mercredi soir à 21h25 sur W9, Greg Guillotin fait son grand retour avec un nouveau numéro très attendu du Pire Stagiaire. Invité de l’émission Culture médias, l’humoriste a levé le voile sur les coulisses impressionnantes de ses caméras cachées, notamment celle d’un moniteur d’auto-école piégé pendant des mois.
Pour cette nouvelle émission, Greg Guillotin et son équipe n’ont rien laissé au hasard. Le moniteur d’auto-école ciblé a été piégé près de deux mois avant son départ à la retraite dans le but de lui laisser un souvenir inoubliable.
Un tournage millimétré
Dans ce dispositif, un complice joue un rôle clé, celui d'un faux directeur de la rédaction de France Télévisions, incarné par un membre de l’équipe. Grâce à de nombreux appels et à une mise en scène crédible, la victime est convaincue de participer à un véritable reportage télévisé. "Il y a un scénario assez étoffé", explique Greg Guillotin. "C’est une sorte de pièce de théâtre avec plein de complices, des séquences prévues à l’avance, mais dans lesquelles je dois m’adapter en direct", a-t-il raconté.
Derrière l’humour, l’organisation est millimétrée. Chaque détail est anticipé, du trajet en voiture aux moments clés du piège, afin de garantir des réactions naturelles tout en assurant une captation optimale des images. "Là, on a des gros plans, des expressions très fortes, c’est beaucoup plus immersif", souligne l’humoriste. L’un des plus grands défis reste de taille celui de ne pas être démasqué. Pour cela, l’équipe a mis en place un processus particulièrement poussé. Dans ce cas précis, la fille du moniteur a participé au stratagème en réalisant une interview vidéo de son père, incluant des photos de faux stagiaires, dont celle de Greg Guillotin. Une manière efficace de vérifier qu’il n’est pas reconnu.
Ensuite, de faux journalistes interviennent pour renforcer la crédibilité du projet, avec de faux CV vidéo à l’appui. Sur le terrain, le dispositif est encore plus impressionnant avec une dizaine de régisseurs qui surveillent les alentours, prêts à intervenir au moindre signe de reconnaissance. "Même quelqu’un qui ralentit en voiture ou qui fronce les sourcils, on anticipe", explique-t-il.
Malgré toutes ces précautions, le risque zéro n’existe pas. Greg Guillotin confie que certains tournages ont déjà été annulés à la dernière minute, après des mois de préparation, simplement parce qu’il avait été reconnu. "Ça peut s’arrêter en dix minutes. On rentre chez nous et tout est perdu", raconte-t-il.