Invités de "Culture médias", Vincent Garenq et Antoine Reinartz ont présenté "L’Abandon", le film consacré aux derniers jours de Samuel Paty, en expliquant leur volonté d’être au plus près des faits et de proposer une œuvre la plus fidèle possible à la réalité, sans mise en scène spectaculaire de l’assassinat.
6 ans après, la tragédie continue de faire parler d'elle. Dans L’Abandon, le réalisateur Vincent Garenq et l’acteur Antoine Reinartz sont revenus sur les derniers jours du professeur d’histoire-géographie assassiné en octobre 2020. Le long-métrage sort en salle ce mercredi avec la volonté affirmée de rester au plus proche de la réalité.
Dès le début de l’échange, Vincent Garenq a insisté sur son intention : "On a vraiment essayé d’être au plus proche de ce qu’il s’est passé". Le cinéaste explique que la part de fiction dans le film est d'ailleurs "minimale". Au fil du développement du scénario, l’équipe est allée toujours dans une certaine "direction afin d’être au plus proche de ce qui s’était passé", cherchant à "retrouver la trace les liens de causalité". Un travail qu’il compare à celui "de journalistes et d’historiens".
Au plus près de la réalité
Cette approche documentaire vise à faire naître une émotion authentique. "On arrivait à faire un cinéma où l’émotion que le spectateur ressent est vraiment authentique, ce n'est pas fabriqué", a-t-il précisé.
De son côté, Antoine Reinartz a évoqué le choix narratif du film, notamment l’absence de représentation directe de l’assassinat de Samuel Paty. Il souligne qu’"il n’y a pas d’image sur son assassinat parce qu’il y a quand même des collégiens qui se sont impliqués dans ce meurtre". L’objectif étant de permettre à un public adolescent de voir le film sans être confronté à une violence montrée frontalement.
L’acteur revient également sur le débat médiatique qui a précédé et entouré le drame. Il confie avoir, autour de lui, de nombreux souvenirs de discussions centrées sur le cours de Samuel Paty, sur la pertinence de son enseignement et sur son comportement professionnel. Le documentaire a été majoritairement fait à partir de témoignages.