Louis de Funès et "Buffet froid" : le portrait chinois cinéma de Corinne Masiero

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Corinne Masiero s'est prêtée au jeu de "Clap", samedi (photo d'archives). 6:17
Corinne Masiero s'est prêtée au jeu de "Clap", samedi (photo d'archives). © Europe 1
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Invitée de "Clap !", samedi sur Europe 1, l'actrice Corinne Masiero s'est prêtée au jeu du "portrait chinois" cinématographique de Mathieu Charrier, confiant notamment son amour pour les films de Louis de Funès. 

Tous les samedis pendant une heure dans Clap, le spécialiste cinéma d'Europe 1 Mathieu Charrier et ses chroniqueurs font le tour de l'actualité du Septième art. Chaque semaine, un invité, qu'il soit ou non du monde du cinéma, se soumet à un questionnaire de Proust version 7e art. Corinne Masiero a accepté de se prêter à l'exercice de ce portrait chinois.

 

Votre premier souvenir de cinéma ? 

Aussi loin que je puisse me souvenir, c'est un film qui s'appelait Les Fous du Stade, des Charlots. J'avais été voir ça quand j'étais en vacances à Stella Plage. Aller au cinéma, ça n'était pas rien, ça coûtait cher à l'époque. On était dans un vieux cinéma avec des sièges en bois et un grand rideau avec plein de pubs locales dedans. C'était un moment festif. 

Votre pire souvenir en salle ? 

Le Silence des Agneaux. Je ne savais pas du tout ce que c'était, j'y suis allée avec des copains. C'est en plusieurs parties, je ne comprenais rien. 

La plus belle scène de cinéma selon vous ? 

Celle du film de John Waters Pink Flamingos. Il y a Divine, qui est dans une magnifique robe sirène avec une grosse choucroute, maquillée superbement, qui prend une petite crotte de chien et qui la mange. Pour moi, c'est top moumoute.

Le film que vous aimez, mais vous avez honte de l'avouer ? 

Je n'ai jamais honte. Quand on est allés présenter Effacez l'historique à la cinémathèque, il y avait des grands posters de De Funès... A une époque c'était un peu une honte de l'aimer, moi ça ne l'a jamais été. Les deux seules biographies que j'ai lues dans ma vie c'est celle de De Funès et celle de Maurice Pialat. Les deux, je les vénère. 

Le film qui vous  a fait le plus pleurer ? 

Les invisibles, de Louis-Julien Petit. J'ai beaucoup pleuré et notamment à la fin, il y a une scène où toutes les filles passent devant une rangée de CRS. C'était la fin du film, il y avait la musique d'Aretha Franklin, reprise par Annie Lennox, qui s'appelle Sister

Le film que vous avez le plus vu ? 

Buffet froid, de Bertrand Blier. Je l'ai vu à la télé, je me suis dit que je voulais le revoir avec les copains. J'ai réussi à trouver un magnétoscope, on l'a enregistré, et j'ai tout recopié les dialogues à la main. Je faisais avance-stop, je réécrivais. J'ai du le voir une cinquantaine de fois. 

Votre musique de film préférée ? 

Amadeus, que j'ai vu aussi une bonne trentaine de fois. Ça m'a fait découvrir et aimer Mozart. C'est bizarre, parce que ça n'est pas du tout ma tasse de thé, Mozart. 

Europe 1
Par Mathieu Charrier