Lisa Azuelos : "#Metoo est un cri, mais derrière il faut qu'il y ait des paroles"

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Chez Anne Roumanoff, la réalisatrice s'exprime sur le mouvement de libération de la parole des femmes victimes de violence.

ANNE ROUMANOFF, ÇA FAIT DU BIEN

Après LOL (2008) ou encore Dalida (2017), Lisa Azuelos est de retour au cinéma avec Mon bébé. L'histoire d'une mère qui appréhende à l'idée que sa fille quitte le cocon familial. Un long-métrage grandement inspiré de la vie de Liza Azuelos. La réalisatrice confie avoir écrit ce film pour toutes les mamans dont le travail n'est pas assez reconnu.

 

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"Toutes ces mamans qui font ce travail souterrain". Les figures féminines sont centrales dans le cinéma de Lisa Azuelos. Avec Mon bébé, une fois de plus, elle rend hommage aux mères. "Quand j'écris le film, c'est d'abord pour notre famille, mais c'est surtout pour toutes ces mamans qui font ce travail souterrain dont personne ne parle", souligne Lisa Azuelos chez Anne Roumanoff mercredi. "Tous ces petites trucs dont on a l'impression que ce n'est rien, alors que c'est énorme", affirme la cinéaste.

"On ne va aller nulle part si les hommes sont perdus". Interrogée sur l'impact de #Metoo, la réalisatrice explique qu'il s'agit d'une nouvelle ère, qui a complètement modifié les rapports de force. "Il faut comprendre que c'est la fin des mouvements dominant/dominé. On entre dans une nouvelle ère où si l'on ne se met pas vraiment ensemble, on ne pourra pas s'en sortir", estime Lisa Azuelos, expliquant notamment, "on ne va aller nulle part si les hommes sont perdus". "#Metoo est un cri, mais derrière il faut qu'il y ait des paroles", affirme la réalisatrice, indiquant que sans ça, les problèmes ne seront pas réglés.