Le Grand prix du roman de l'Académie française décerné à Camille Pascal

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Cette distinction ouvre la saison des prix littéraires.
Cette distinction ouvre la saison des prix littéraires. © Miguel MEDINA / AFP
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Le Grand prix du roman de l'Académie française a été décerné jeudi à Camille Pascal pour son premier roman, "L'été des quatre rois".

L'Académie française a ouvert jeudi la saison des prix littéraires en décernant son Grand prix du roman à Camille Pascal pour L'été des quatre rois (Plon). Le roman raconte l'été 1830, quand quatre souverains se sont succédé sur le trône de France.

Devant Alain Mabanckou. Il a remporté le prix au trosième tour de scrutin, à treize voix contre sept à Alain Mabanckou (Les cigognes sont immortelles) et deux à Thomas B. Reverdy (L'hiver du mécontentement), a annoncé jeudi l'Académie française.

Également en lice pour le prix Interallié. Conseiller d'État, ancien secrétaire général du groupe France Télévisions et ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à l'Élysée, Camille Pascal, 52 ans, est historien de formation. L'été des quatre rois est son premier roman, il est également en lice pour le prix Interallié.

Un roman historique de plus de 600 pages. Ce livre dense (plus de 600 pages) et érudit revient sur un épisode unique de l'Histoire de France. En juillet-août 1830, quatre rois ont régné : Charles X, Louis XIX, Henri V et Louis-Philippe. Le roman de Camille Pascal entraîne le lecteur dans tous les lieux de ces folles journées. Nous sommes au château de Saint-Cloud, aux Tuileries, à Paris, Courbevoie ou encore en Normandie. L'historien convoque Stendhal, Chateaubriand, Dumas, Vigny et Hugo. On croise Guizot, Talleyrand, le vieux Lafayette et le jeune Adolphe Thiers.

"Le roman vrai de la révolution de 1830". Camille Pascal est non seulement partout, mais décrit comme s'il était témoin vivant des événements les robes des dames, les marqueteries des meubles. Le style est alerte même si l'écriture est d'un académisme un peu vieillot. Selon son éditeur, Camille Pascal a écrit "le roman vrai de la révolution de 1830".

Un an après Daniel Rondeau. Il succède à l'ancien diplomate Daniel Rondeau, qui s'était vu décerner le Grand prix pour son roman polyphonique Mécaniques du chaos (Grasset).