Près de trente ans après, Patrick Timsit n’a rien oublié. Invité de "Culture Médias", l’humoriste est revenu sur son passage explosif dans l’émission "Y’a pas photo" de Pascal Bataille et Laurent Fontaine, accusé à l’époque d’avoir complètement saboté leur première.
Fidèle à son franc-parler. Invité de Culture Médias, Patrick Timsit n’a pas mâché ses mots en revenant sur un vieux souvenir télévisuel avec Pascal Bataille et Laurent Fontaine. L’humoriste et comédien a répondu sans détour aux critiques des animateurs, qui l’accusait récemment d’avoir "pourri" la première de leur émission Y’a pas photo en 1997.
Patrick Timsit a immédiatement réagi avec son franc-parler habituel : "Et ils ont dit que j’avais pourri leur émission de m*rde, non ?". L’acteur explique qu’il appréciait pourtant beaucoup le duo avant cette expérience. Mais en découvrant le concept de Y’a pas photo, la déception a été immédiate.
"Je suis parti avec le public"
"Je regarde le début de l’émission : que du racolage. C’était de la grosse m*rde", lâche-t-il. Selon lui, tout reposait sur le sensationnel et l’intrusion dans la vie privée des invités reprochant le manque de discussion sur son travail d’acteur. "Ils n’avaient pas vu le film, ils voulaient juste parler de ma vie privée, de Sophie Marceau, des paparazzis, etc", a-t-il déploré.
Agacé par les questions répétées sur son intimité, Patrick Timsit décide alors de casser complètement le déroulé de l’émission. Il prévient les animateurs, puis descend dans le public pour improviser un échange direct avec les spectateurs. Dans un moment devenu presque légendaire, il pousse même le public à réagir : "Est-ce que vous vous emm*rdez ? Est-ce que c’est de la m*rde ? Est-ce que ce sont des c*nnards ? ! On s’en va ? OUAIS !". Résultat : Patrick Timsit quitte le plateau...accompagné du public.
L’humoriste affirme que cette séquence a évidemment été coupée au montage, mais qu’il avait posé une condition claire : "Ou vous passez tout, ou vous ne passez rien". Pendant des années, il avait choisi de ne jamais raconter cette anecdote publiquement. "C’est moi qui leur faisais le cadeau de ne jamais la raconter", ironise-t-il aujourd’hui.