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«C’est dans les salles de concert qu’on a un avant-goût de la paix» : Amir réagit pour la première fois à l’appel au boycott de ses concerts

Pour l’artiste, le boycott culturel ne constitue pas une réponse pertinente. [Europe 1]

Visé depuis plusieurs mois par des appels au boycott, Amir a pris la parole pour la première fois afin de répondre aux critiques le concernant. Invité de l’émission Culture Médias sur Europe 1, le chanteur est revenu sur les accusations de soutien à Benjamin Netanyahou et sur la polémique autour de sa chanson "Supernova", tout en défendant le rôle rassembleur de la culture et de la musique.

Briser la glace. Invité de l’émission Culture Médias sur Europe 1, Amir s’est exprimé pour la première fois sur les appels au boycott visant ses concerts après avoir présenté sa première série télévisée, La Belle et le Boulanger, diffusée à partir de lundi prochain à 21h10 sur TF1.

Depuis plusieurs mois, l’artiste fait l’objet de critiques et d’appels au boycott. Il est accusé par certains militants et associations de soutenir le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. Ces accusations sont notamment liées à la sortie de sa chanson "Supernova", écrite en hommage aux victimes du 7 octobre. Dans ce titre, Amir raconte les événements du point de vue de jeunes festivaliers, un choix artistique qui a suscité de vives réactions.

Une haine qui n'a pas sa place 

Selon l’artiste, ces prises de position ont donné lieu à des attaques personnelles. Amir affirme avoir reçu des insultes ainsi que des menaces de mort. Jusqu’à présent, il avait choisi de ne pas s’exprimer publiquement sur le sujet. "J’ai donné des dizaines d’interviews dans lesquelles je n’ai pas parlé de ce sujet", a-t-il déclaré au micro d’Europe 1, estimant que la polémique avait été largement amplifiée par les réseaux sociaux et les médias.

Le chanteur explique avoir voulu éviter de donner de la visibilité à des discours qu’il juge animés "par la haine avant les idées". Il affirme également que, selon lui, ces appels au boycott n’ont pas eu d’impact concret sur le terrain. "C’est dans les salles de concert qu’on a un avant-goût de la paix", a-t-il déclaré, soulignant le rôle rassembleur de la musique.

Amir s’appuie sur son expérience récente en tournée pour illustrer ses propos. Il évoque des salles pleines, la présence de nombreuses familles et un public particulièrement mobilisé. "Ce que j’ai vu cet été, dans les Zéniths, ce sont des gens qui venaient en masse, qui chantaient plus fort que d’habitude", a-t-il expliqué, mentionnant également des pancartes et des messages de soutien.

Pour l’artiste, le boycott culturel ne constitue pas une réponse pertinente. "On ne peut pas faire avancer quoi que ce soit en boycottant la culture. C’est une aberration et ça nous fera tous régresser", a-t-il affirmé. Amir conclut en indiquant que c’est cette mobilisation du public et cette dimension collective de la musique qu’il retient avant tout.