Aretha Franklin, la reine de la soul, est morte à l'âge de 76 ans

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La chanteuse américaine et "reine de la soul" Aretha Franklin est morte jeudi à l'âge de 76 ans à Détroit, aux Etats-Unis, des suites d'un cancer. 

Une légende s'est éteinte. La chanteuse américaine Aretha Franklin est morte jeudi à l'âge de 76 ans, dans sa maison à Détroit, dans le Michigan, a confirmé la famille de l'artiste, après que des médias américains ont révélé l'information. 

"Le roc de la famille". "Dans l'un des moments les plus sombres de nos vies, nous ne sommes pas en mesure de trouver les mots appropriés pour exprimer la peine qui déchire nos cœurs", témoignent les proches de la légende de la chanson américaine dans un texte transmis par son agente de longue date, Gwendolyn Quinn. "Nous avons perdu la matriarche et le roc de notre famille. L'amour qu'elle avait pour ses enfants, ses petits-enfants, ses nièces, ses neveux et ses cousins était illimité", poursuit le texte.

Soins palliatifs à domicile. La "reine de la soul", interprète de grands succès comme Respect et I Say a Little Prayer, souffrait depuis 2010 d'un cancer. Un journaliste proche de la chanteuse avait annoncé la semaine dernière qu'Aretha Franklin était "gravement malade" et se reposait chez elle, entourée de ses proches. Elle recevait des soins palliatifs à domicile. Aretha Franklin était apparue sur scène pour la dernière fois en novembre 2017, à New York, avec les traits amaigris, à l'occasion d'un gala de charité. Elle souffrait également depuis de nombreuses années d'obésité. Il y a deux ans, elle avait été contrainte d'annuler une grande partie de ses représentations sur les conseils des médecins.

(Re)Découvrez le titre mythique d'Aretha Franklin, Respect, sorti en 1967 :

Reine de la soul. Reine incontestée de la soul, Aretha Franklin était l'une des plus grandes voix américaines et une figure emblématique de la communauté noire, qui a marqué des générations entières d'artistes. Elle restera comme l'interprète inoubliable de Respect, devenu l'un des hymnes des mouvements pour l'égalité des Noirs et des femmes dans les années 1960. Le tube composé par Otis Redding lui offrira en 1967 ses deux premiers Grammy Awards (sur 18) de sa carrière. 

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©Vincent LEFAI, Gal ROMA / AFP