Alexandra Lamy : "Eric Lavaine est un bon observateur des mesquineries, des jalousies, des radineries"

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La comédienne retrouve pour la troisième fois le réalisateur Eric Lavaine pour "Chamboultout", en salles mercredi. Une comédie tirée d'une histoire vraie qui interroge l'amitié.
INTERVIEW

Elle rêvait d’élever des chèvres mais une rencontre au Festival d’Avignon lui a fait prendre le chemin du théâtre et du cinéma. Après Retour chez ma mère et L’embarras du choix, Alexandra Lamy retrouve le réalisateur Éric Lavaine pour le film Chamboultout, une comédie tirée d’une histoire vraie, qui sort en salles mercredi. Les deux artistes étaient pour l’occasion les invités de La table des bons vivants. Et se sont révélés fins gourmets.

Chacun cherche sa description. Dans Chamboultout, la comédienne révélée il y a vingt ans dans la mini-série Un gars, une fille joue une femme forte qui épaule son mari, joué par José Garcia, après un accident. Lui s'est réveillé aveugle, mais il se montre aussi imprévisible que sans filtre et obsédé par la nourriture. Pour raconter leur histoire, le personnage d'Alexandra Lamy écrit un livre où elle raconte l'accident et tout ce qui leur est arrivé depuis cinq ans. Lors d'un week-end d'anniversaire, les amis du couple lisent l'ouvrage, se cherchent et se découvrent au fil des pages, avec plus ou moins de bonheur. "Eric est un bon observateur de la famille, des amis, des hauts, des bas, des mesquineries, des jalousies, des radineries et on retrouve un petit peu tout dans ce film-là. C’est un film de bande mais chaque personnage existe vraiment. On se reconnaît dans chacun", décrit la comédienne.

"Je reviens avec des tonnes de bouffe." Pas aussi obsédé par la nourriture que son personnage, le réalisateur Eric Lavaine reconnaît néanmoins un très vif attrait pour les plaisirs de la table. Le film, présenté en tournée en France a d'ailleurs permis au réalisateur d'écumer tous les marchés du territoire. "Je reviens avec des tonnes de bouffe. C’est pour ça que je prends le train, parce qu’en avion, on ne peut plus rien transporter (...) Je fais des films à cause de ces tournées province. On a fait 45 villes. Il y a à chaque fois des petits producteurs qui nous amènent à manger. C’est extraordinaire", se réjouit le cinéaste qui n'hésite pas à passer au fourneau. "J’ai des amis qui ne cuisinent jamais, je me demande comment ils peuvent vivre."

A table comme sur un plateau. Alexandra Lamy se prête également à l'exercice quand elle en a le temps. "Parfois, j’aime bien inventer des recettes. Il y a une période, je faisais beaucoup de poulet aux écrevisses. J’aime bien m’amuser quand je suis dans le sud, tenter des plats salés. En revanche, en pâtisserie, je suis extrêmement nulle. C’est difficile parce que très précis", glisse l'amatrice de cuisses de grenouilles en persillade et de bon vin. Pendant le tournage, c'était d'ailleurs Eric Lavaine qui choisissait et elle qui dégustait, comme pour montrer qu'après trois tournages ensemble, les deux s'entendent aussi bien à table que sur un plateau.

 

Le questionnaire des bons vivants

Pour mieux les connaître côté fourchette, l'actrice et le réalisateur ont accepté de passer sur le gril des interrogations de Laurent Mariotte :

-Le goût de votre enfance ?

Alexandra Lamy. : "Le fromage."

Eric Lavaine : "Le poulet rôti de ma mère avec des frites maison et de la mayonnaise maison."

-Votre plus beau repas ?

A.L. : "Le repas du dernier Noël. Ma mère avait cuisiné."

-Votre pire repas ?

E.L. : "Un restaurant qui s’appelait 'Le parc aux cerfs' qui était à Neuilly où on a tous été malade à cause de la viande. J’ai appelé me mec pour l’insulter, il m’a dit 'ah oui, j’avais un doute sur la crème brûlée'."

-Le plat que vous ne pouvez pas manger ?

A.L. : "Les choux de Bruxelles."

E.L. : "La cervelle de renne."

-Quel plat emmèneriez-vous sur une île déserte ?

A.L. : "Le couscous ou un tajine."

E.L. : "Un cochon entier en croûte de sel. Ça me tiendra un peu longtemps."

-Quelle est votre botte secrète en cuisine ?

E.L : "Je vais vite."

A.L : "Pareil. Je n’aime pas trop perdre de temps."

-Quel est l’ingrédient inutile en cuisine selon vous ?

E.L : "Au restaurant, arrêtez avec les fleurs. Je n’en peux plus de manger des plates-bandes."

-Le mot de la FAIM ?

E.L. : "Encore !"

A.L. : "Again !"