Pourquoi n'y a-t-il pas de réseau dans les trains ?

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Pourquoi n'y a-t-il pas de réseau dans les trains ?
À bord des TGV, le réseau mobile est souvent défectueux. Mais qui est responsable ?@ FRED DUFOUR / AFP
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FRITURE SUR LA LIGNE - Les opérateurs reprochent à la SNCF de perturber le signal permettant aux voyageurs de téléphoner à bord des trains.

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi le réseau mobile était aussi défectueux à bord des trains en France ? La vitesse des appareils de la SNCF n'y est pour rien : d'après les opérateurs mobiles, c'est la société ferroviaire dans l'Hexagone qui perturberait le signal et empêcherait ainsi les millions d'utilisateurs de téléphoner normalement à bord, révèle vendredi Le Figaro. Explications. 

Comment c'est possible ? Pour transmettre des informations sur la circulation ou la sécurité des rails à leur base, les trains utilisent le réseau GSM-R. Mais ce réseau, déployé ces dernières années, perturberait le réseau 2G utilisé par les opérateurs mobiles, affirment ces derniers. C'est justement cette technologie 2G qui est la plus utilisée par les Français, notamment pour passer des appels. 

Pourquoi les opérateurs sont-ils mécontents ? "On nous demande d'améliorer la couverture du territoire et on nous met des freins !", s'énerve un opérateur interrogé par Le Figaro. Des travaux pour corriger ce problème ont été votés en août 2014, mais au contraire de nos voisins européens, ce sont les opérateurs qui vont devoir les prendre en charge. Une addition estimée à 50 millions d'euros qui fait grincer des dents chez Orange, SFR, Bouygues Telecom et autres Free Mobile. "Les opérateurs, télécoms étaient les premiers à utiliser la fréquence concernée, le rail est arrivé après. C'est à la SNCF de s'adapter", affirment les principaux concernés. 

Et maintenant ? Si ces travaux ne sont pas lancés, c'est entre 5 et 10% du territoire qui ne seront pas couverts pour les smartphones. Pour l'instant, la SNCF n'a pas encore réagi à ces accusations, mais Le Figaro précise que la société des chemins de fer pousserait, paradoxalement, les opérateurs à déployer la 4G le long de ses lignes.