La Chine lance son premier télescope spatial à rayons X

  • A
  • A
La Chine lance son premier télescope spatial à rayons X
La Chine investit des milliards d'euros dans ses programmes spatiaux pour tenter de rattraper l'Europe et les Etats-Unis. @ STR / AFP
Partagez sur :

L'engin de 2,5 tonnes devrait permettre d'observer les champs magnétiques et l'intérieur des pulsars, ainsi que de mieux comprendre l'évolution des trous noirs.

La Chine a lancé jeudi dans l'espace son premier télescope à rayons X, destiné notamment à étudier les trous noirs et les pulsars, nouvelle étape de son ambitieux programme spatial.

Observer les champs magnétiques et l'intérieur des pulsars. L'engin de 2,5 tonnes a été placé en orbite par une fusée Longue Marche-4B, qui a décollé à 11H00 (03H00 GMT) du centre de lancement de satellites de Jiuquan, situé dans le désert de Gobi (nord-ouest), a indiqué l'agence Chine nouvelle. Ce télescope nommé "Insight" permettra aux scientifiques chinois d'observer les champs magnétiques et l'intérieur des pulsars, ainsi que de mieux comprendre l'évolution des trous noirs. Un pulsar est une étoile à neutrons qui émet un rayonnement électromagnétique intense dans une direction donnée, comme un phare. Un trou noir est un objet céleste si massif que même la lumière ne peut s'en échapper, à la force de gravité phénoménale.

Détection par rayons X. Le télescope aidera aussi les chercheurs à étudier comment les pulsars peuvent être utilisés dans la navigation spatiale, a précisé Chine nouvelle. "Insight devrait faire progresser le développement de l'astronomie spatiale et améliorer les technologies chinoises de détection par rayons X", selon la même source. La Chine investit des milliards d'euros dans ses programmes spatiaux pour tenter de rattraper l'Europe et les Etats-Unis. Elle a lancé en avril son premier vaisseau cargo vers son laboratoire spatial, jalon crucial vers le déploiement d'une ambitieuse station habitée à l'horizon 2022.

Ouverture d'un "Palais lunaire". La Chine a également ouvert le mois dernier un "Palais lunaire", laboratoire terrestre clos simulant l'environnement de la Lune. Des étudiants vont s'y relayer durant 365 jours, une étape dans l'ambition de Pékin d'envoyer des humains sur la Lune.