Etats-Unis : Facebook autorise l'utilisation des surnoms

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Etats-Unis : Facebook autorise l'utilisation des surnoms
@ JOEL SAGET / AFP
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Drag-queens, professeurs mais aussi juges ou travailleurs sociaux réclamaient le droit de ne pas utiliser leur vraie identité sur le réseau social. Ils ont été entendus.

Facebook a modifié mardi des règles qui imposaient l'usage de "vrais noms" sur son réseau social, et qui avaient suscité d'importantes protestations de la part de drag-queens, de la communauté homosexuelle ou encore de victimes d'abus domestiques.

"Des noms sous lesquels ils sont connus". Des nouveaux outils testés aux Etats-Unis ont été conçus pour réduire le nombre de personnes dont Facebook demande à vérifier le nom. Le réseau social a toutefois indiqué clairement qu'il continuerait de demander aux utilisateurs d'employer des noms sous lesquels ils sont connus de leurs amis et de leur famille, et pas des faux noms pour cacher qui ils sont vraiment. "Quand les gens utilisent les noms sous lesquels ils sont connus, leurs actions et leurs paroles ont plus de poids, car ils doivent se montrer plus responsables de ce qu'ils disent", fait valoir un message sur le site internet du groupe.

Des drag-queens, des professeurs, des juges. Dans le passé, les internautes pouvaient faire suspendre un compte sur Facebook juste en indiquant que le nom utilisé était faux. Des drag-queens qui utilisaient leur nom de scène sur le réseau avaient bruyamment protesté l'année dernière, de même que d'autres personnes préférant éviter d'utiliser leur vrai nom sur Facebook. La liste des personnes souhaitant utiliser des pseudonymes s'étend entre autres aux travailleurs sociaux, aux enseignants, aux juges et aux victimes d'agression, avaient fait valoir des activistes. Le réseau social avait fini par s'excuser, promettant d'assouplir ses règles.

Informer Facebook sur sa situation. Désormais, les personnes qui signalent qu'un nom est faux doivent aussi fournir davantage d'informations, comme par exemple les raisons pour lesquelles elles le pensent. Facebook teste aussi un nouvel outil permettant aux personnes dont il cherche à vérifier le nom "de nous indiquer qu'elles sont dans des circonstances spéciales, et de nous donner davantage d'informations sur leur situation". Celles-ci donneront davantage de contexte aux équipes de Facebook chargées d'examiner les noms signalés comme faux.