Bartoli, quelle combattante !

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Bartoli, quelle combattante !
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WIMBLEDON EN UN CLIC - La Française s'est qualifiée pour les 8es après un match marathon.

Un combat de plus pour Bartoli. Après avoir sauvé trois balles de match, vendredi, face à l'Espagnole Lourdes Dominguez Lino, Marion Bartoli a dû à nouveau puiser dans ses réserves samedi pour éliminer l'Italienne Flavia Pennetta après trois sets et 3h09 de jeu (5-7, 6-4, 9-7). Le match a été étrange, avec la bagatelle de treize breaks (7 pour Bartoli, 6 pour Pennetta), et même 27 occasions en tout pour la Française. Entre deux joueuses au sang chaud, la poignée de main a été pour le moins... froide.

Bartoli en mode solo. Bartoli souligne souvent que son père et elle ne font qu'un. Mais, visiblement, samedi, il y avait un problème de compatibilité d'humeur. Après avoir concédé la première manche, la Française a dégoupillé sur sa chaise, enjoignant ses parents à... "dégager". "Dégagez, tous les deux", a-t-elle répété. Le père - et entraîneur - s'est alors exécuté, avec les sacs sous le bras. Et il a dû regarder la fin du match de sa fille dans la salle des joueurs. De là, il a dû apprécier la performance...

Un Tsonga explosif. Jo-Wilfried Tsonga n'a mis qu'une heure et 24 minutes pour dominer le Chilien Fernando Gonzalez, saoulé de coups, notamment au service (6-3, 6-4, 6-3). En effet, le Manceau a réussi le total assez incroyable de 29 aces, soit l'équivalent de plus d'un set ! A lire :Tsonga sans fausse note

Une première pour Llodra. Michaël Llodra va disputer pour la première fois de sa carrière les huitièmes de finale de Wimbledon, sur une surface qui correspond le mieux à son jeu de serveur-volleyeur. Le Français, tête de série n°19, a battu samedi le Taïwanais Lu Yen-hsun, (6-3 6-3 6-1) pourtant quart de finaliste l'an passé après une victoire sur l'ancien numéro un mondial Andy Roddick.

Gaël Monfils, à Wimbledon (930x620)

© REUTERS

Monfils la tête ailleurs. Ce n'était pas le tournoi de Gaël Monfils. Inégal dans son jeu depuis le début de ce Wimbledon, le n°1 français a semblé profondément perturbé par la maladie de son ami et ancien kiné Philippe Manicom, plongé dans un coma artificiel. Samedi, face au modeste polonais Lukasz Kubot, issu des qualifications, le Français a déjoué et n'a marqué que trois jeux alors que la partie avait été arrêtée à un set partout, 3-3 dans la deuxième manche (6-3, 3-6, 6-3, 6-3). A lire :Simon-Monfils, bloody saturday

Simon à la maison. Peut-être que la rencontre entre Gilles Simon et Juan Martin del Potro a basculé vendredi à 5-4 dans le premier set lorsque le Français a cru remporter la première manche. Mais au moment d'aller s'asseoir sur sa chaise, l'arbitrage électronique a donné raison à l'Argentin, qui avait fait appel de la décision. La balle a été rejouée et l'Argentin a remporté le jeu décisif dans la foulée. Samedi aussi, Simon a eu des occasions. Il menait 4-2 quand le jeu a repris, avant de perdre à nouveau au jeu décisif. A deux sets à zéro, le Niçois n'a pas lâché l'affaire mais Del Potro s'est montré intraitable pour l'emporter après 2h43 de jeu (7-6[8], 7-6[5], 7-5).

Rafael Nadal, à Wimbledon (930x620)

© REUTERS

Nadal s'est employé. Juste avant l'interruption par la pluie, vendredi soir, Rafael Nadal avait arraché le premier set au jeu décisif contre le Luxembourgeois Gilles Muller, modeste 69e mondial. De retour sur le court n°1 samedi, le Majorquin a une nouvelle fois dû s'employer, remportant la deuxième manche sur le même score (7-6[5]). La troisième fut une formalité (6-0). En huitièmes de finale, il aura un test autrement plus probant contre le tombeur de Gilles Simon, Juan Martin del Potro.

Federer en balade. Roger Federer a archi-dominé David Nalbandian, samedi, au troisième tour (6-4, 6-2, 6-4). Face à un adversaire diminué par des douleurs aux adducteurs, le sextuple vainqueur de l'épreuve, qui n'a toujours pas concédé le moindre set depuis le début du tournoi, a une fois de plus récité son tennis. A déguster avec un bon thé.

Djokovic cède son premier set. Commettant plus d'erreurs que d'habitude (33 au total), le Serbe a été mis sérieusement en difficulté, au point de briser sa raquette de rage au deuxième set. Il a tout de même battu le Chypriote Marcos Baghdatis (6-4, 4-6, 6-3, 6-4) dans un match de haut niveau qui a fait se lever le public du Central.

Serena Williams, à Wimbledon (930x620)

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La parade de Serena. La quadruple vainqueur de l'épreuve n'a pas été mise en difficulté samedi face à la Russe Maria Kirilenko. La cadette des deux soeurs s'est imposé en deux sets secs (6-3, 6-2) et 1h27. Son huitième de finale face à Marion Bartoli promet beaucoup...

Pas de souci pour Wozniacki. La n°1 mondiale, qui n'avait laissé que quatre jeux à Virginie Razzano vendredi, n'en a laissé qu'un de plus à l'Australienne Jarmila Gajdosova, tête de série n°27 (6-3, 6-2). La Danoise poursuit sa route et retrouvera la Slovaque Dominika Cibulkova au prochain tour.