Top 14: le Stade Français affrontera Toulon en demies

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Top 14: le Stade Français affrontera Toulon en demies
Djibril Camara du Stade Français.@ AFP
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RUGBY - Le club parisien s'est adjugé le derby francilien face au Racing-Métro (38-15), vendredi soir.

À aucun moment, le doute n'a plané lors du derby francilien qui donnait accès à la demi-finale du Top 14. Le Stade Français a en effet écrasé le Racing-Métro (38 à 15) vendredi soir en dominant de bout en bout la rencontre. Dans son stade Jean-Bouin, le club parisien a ravi son public en retrouvant son lustre passé. Il avait en effet dominé le rugby français des années 1990 au début des années 2000 avant de disparaître des phases finales durant ces six dernières années. Mais la route est encore longue avant le bouclier de Brennus puisque le Stade français doit désormais affronter le tenant du titre Toulon en demi-finale à Bordeaux, vendredi ou samedi prochain.

Deux essais parisiens en première période... Dès le début de la rencontre, le Stade français a dominé les Racingmen, notamment en mêlée, avec deux essais à la clef. Un premier à la 10e minute conclu sur les extérieurs par le centre Waisea et le second, de pénalité, suite à plusieurs fautes récurrentes de la mêlée du Racing. Le pilier Luc Ducalcon s'est même vu exclu après un carton jaune à cette occasion, laissant un avantage numérique au Stade français pendant 10 minutes. 

C'est juste avant la mi-temps que les Racingmen ont eu un sursaut de fierté. Le demi de mêlé Maxime Machenaud inscrit en effet un essai, permettant à son équipe un mince espoir de revenir en deuxième période (17-7).

...et un Morné Steyn flamboyant. Pour arriver au score écrasant de 38 à 15, le Stade français peut remercier le coup de pied de Morné Steyn. Le Springbock a en effet douché les espoirs des Racingmen en apportant un total 28 points de pénalités avec 100% de réussite, dont une réussie à 55 mètres. Celui qui durant toute la saison a été un remplaçant pâlot du jeune Jules Plisson a ainsi prouvé qu'il pouvait pallier à l'absence du Français, blessé à l'épaule le 26 avril dernier. 

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Maxime Machenaud (FRANCK FIFE / AFP).

Des Racingmen transparents. Alors que ce derby francilien était prédit comme accroché, le Racing-Métro n'a finalement a aucun moment rivalisé avec les Parisiens. Déjà battus par deux fois par ce concurrent durant la saison, les Racingmen n'ont pas su rattraper le coup vendredi soir. Ses habituels points forts (puissance en mêlée, agressivité) ont même brillé par leur absence. Surtout, les entraîneurs Laurent Travers et Laurent Labit pourront s'interroger sur l'absence chronique de leaders de jeu dans les grands moments.

Jonathan Sexton, un départ par la petite porte. Le Racing-Métro n'a en tout cas pas pu compter sur son demi d'ouverture, Jonathan Sexton, qui a enchaîné les pénalités manquées. L'Irlandais, dont c'était le dernier match sous les couleurs des ciels et blancs, n'aura donc pas rempli les espoirs que le club de Colombe avait mis en lui. Il quittera l'Hexagone la prochaine saison pour reprendre le maillot du Leinster de Dublin, club où il avait joué jusqu'en 2012.