Russie-Dopage : Moutko "suspend" ses fonctions à la tête de la Fédération de football

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Russie-Dopage : Moutko "suspend" ses fonctions à la tête de la Fédération de football
Vitali Moutko continue néanmoins "à travailler comme vice-Premier ministre et à superviser la préparation au Mondial".@ Alexander NEMENOV / AFP
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Suspendu à vie des JO par les instances olympiques, le vice-Premier ministre russe chargé des Sports a annoncé lundi se retirer de la Fédération de football du pays afin de pouvoir se défendre.

Le vice-Premier ministre russe chargé des Sports Vitali Moutko a annoncé lundi "suspendre" ses fonctions de président de la Fédération russe de football pour pouvoir contester sa suspension à vie des JO par les instances olympiques en raison du scandale de dopage institutionnalisé.

Le temps de la procédure. Lors d'une conférence de presse, Vitali Moutko a annoncé son intention de saisir dès mardi le Tribunal arbitral du sport (TAS). "J'ai demandé à suspendre mes fonctions pour une période de six mois", a-t-il déclaré. Il a expliqué ne pas vouloir "perturber" le fonctionnement de la Fédération de football le temps des procédures, ajoutant "continuer à travailler comme vice-Premier ministre tant que le président me fait confiance et à superviser la préparation au Mondial 2018" prévu en Russie du 14 juin au 15 juillet. Le temps de sa suspension, la Fédération sera présidée par son directeur général Alexandre Alaïev, un ancien champion de beach soccer.

"Je ne démissionne pas". Vitali Moutko, le Monsieur sport de la Russie depuis près d'une décennie, a été banni à vie le 5 décembre par le Comité international olympique (CIO) des jeux Olympiques pour son implication dans le scandale de dopage institutionnalisé qui secoue la Russie depuis trois ans. Vendredi, le journal russe Kommersant avait affirmé, s'appuyant sur des sources anonymes, que Vitali Moutko s'apprêtait à démissionner de son poste à la Fédération de football en raison de la "pression" de la Fifa liée au scandale de dopage frappant la Russie et dans lequel le vice-Premier ministre de 59 ans est directement visé. "Je ne démissionne pas, mon mandat reste valide", a insisté Vitali Moutko.

Moutko, qui avait déjà occupé ce poste de 2005 à 2009, est arrivé à la présidence de la Fédération en 2015 pour remplacer Nikolai Tolstykh. Il avait été réélu en septembre 2016 pour un mandat de quatre ans dans un contexte difficile après l'élimination de la Russie dès le premier tour de l'Euro 2016, marqué par des violences des hooligans russes à Marseille au début de la compétition.