Euro 2016 : la sécurité des "fan zones" en questions

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Euro 2016 : la sécurité des "fan zones" en questions
Alain Juppé, Bernrad Cazeneuve et Patrick Kanner. @ ALAIN JOCARD / AFP
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Mardi, le ministre de l'Intérieur doit rencontrer son homologue de la Jeunesse et des sports, Patrick Kanner, et Alain Juppé, maire de Bordeaux, pour aborder le sujet des fans zones.

La question délicate de la sécurité pendant l'Euro-2016 en France, qui aura lieu du 10 juin au 10 juillet, sur fond de risque terroriste élevé, fait l'objet mardi d'une réunion au sommet place Beauvau. L'enjeu majeur se situe dans les "fans zones".

Comme une "petite Coupe du monde". "Ce n'est pas un Euro classique, c'est une petite Coupe du monde", a fait valoir le ministère de l'Intérieur avant cette réunion. Un organisateur a évoqué le "plus gros événement de sécurité publique et privée" jamais organisé en France. Les "fans zones", que l'UEFA recommande d'installer au cœur des villes pour accueillir les supporteurs avec retransmission des matches sur écran géant et animations, sont "un concept totalement nouveau" de l'Euro et "un défi", ont indiqué le ministère et les organisateurs avant ce rendez-vous.

Avec Patrick Kanner et Alain Juppé. Mardi à midi, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve préside avec son homologue de la Jeunesse et des sports Patrick Kanner, ainsi que le président du club des villes d'accueil de l'Euro, le maire de Bordeaux Alain Juppé, une réunion du comité de pilotage sur sa sécurité. La question est brûlante depuis les attentats du 13 novembre, qui ont fait 130 morts à Paris et aux abords du Stade de France durant le match amical France-Allemagne. Elle a donné lieu, le 22 février, à des instructions interministérielles drastiques que doit détailler Bernard Cazeneuve.

Palpations et vidéoprotection pour les "fans zones". Des "palpations systématiques", existant déjà à l'entrée des stades, sont ainsi édictées dans les "fans zones" avec possibilité, selon l'Intérieur, de les "compléter par des moyens de détection" (de métaux, par exemple). L'interdiction d'entrer avec des bagages ou sacs volumineux, des points d'accueil partout pour orienter les supporteurs ou encore un appui éventuel des services de déminage sont aussi prévus. S'ajoute la mise en place d'un important dispositif de vidéoprotection. Quelque 10.000 à 100.000 personnes sont attendues selon les endroits : 20 à 30.000 place Bellecour à Lyon, 80.000 au Prado à Marseille, près de 100.000 au Champ-de-Mars à Paris.