Une femme à la tête des "Braqueuses"

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Une femme à la tête des "Braqueuses"
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BASKET - La Fédération a intronisé mardi Valérie Garnier, en remplacement de Pierre Vincent.

L’entraîneur de Bourges Valérie Garnier a été nommée mercredi à la tête de l’équipe de France féminine, médaillée d’argent aux Jeux olympiques de Londres en 2012 et vice-championne d’Europe cette année, en lieu et place de Pierre Vincent, qui n'a pas souhaité prolonger son contrat.

Garnier et Vincent (930x620)

© MAXPPP

Tout sauf une surprise. L’information a été révélée mardi, lors de la conférence de l’équipe… masculine de basket, qui prépare à l’Insep son Euro (du 4 au 22 septembre en Slovénie). Pierre Vincent, en charge des "Braqueuses" depuis 2008, ne pouvait plus gérer la double casquette d’entraîneur de l’équipe de France féminine, mais aussi celle de coach de l’Asvel (Pro A), qu'il dirige depuis 2011. Le calendrier des équipes se chevauchant régulièrement dans les mois et années à venir, Pierre Vincent, qui avait déjà émis l’hypothèse d’un départ après l’Euro 2013, a donc décidé de se concentrer sur le club de Villeurbanne.

La nomination de Valérie Garnier est tout sauf une surprise. Assistante de Pierre Vincent depuis deux ans, son nom est apparu comme une évidence pour les décisionnaires du basket français. "Il n’y a pas eu d’appel d’offres, nous n’avons pas hésité pour cibler le successeur de Pierre Vincent. A nos yeux, il n'y avait qu'un seul candidat, il n’y a pas eu d'autres sollicitations", a ainsi expliqué le directeur technique national, Patrick Beesley, en conférence de presse.

Garnier portrait (930x1240)

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Un challenge important. Jointe par Europe 1, Valérie Garnier était extrêmement fière : "c’est un challenge important, un défi à relever. C’est une fonction, quel que soit le sport, qui est intense. On est à la tête de l’équipe de France, ce n’est pas anodin." Et ce qui est encore moins anodin, c’est de voir une femme à sa tête. Finaliste de l’Euroligue cette saison avec Bourges, l’ancienne joueuse des Bleues (66 sélections) connaît à la perfection le basket féminin.

Et lorsqu’on lui demande si le fait d’entraîner Bourges et l’équipe de France ne risque pas - à l’instar de Pierre Vincent - de lui poser problème, elle estime, qu’au contraire, c’est un avantage. "Je vais pouvoir suivre toutes les joueuses du Championnat de France, mais aussi nos adversaires en Euroligue", argue-t-elle, ajoutant : "la saison en club n’empiète pas sur la saison internationale, je pourrais donc enchaîner les deux".

Garnier sur le banc (930x620)

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Une femme à un poste à responsabilité. Chose assez rare pour être soulignée, une femme se retrouve donc à la tête d’un des sports collectifs les plus en vogues en France, le basket. Historiquement, cela a rarement été le cas : Valérie Garnier est seulement la troisième femme à se retrouver à la tête de l’équipe de France, après Georgette Coste-Venitien (1957-1966) et Jacqueline Delachet (1984–1986).

Dans les autres sports, les femmes ne sont guère plus décisionnaires. L’équipe de France de football est entraînée par Philippe Bergeroo, celle de handball par Alain Portes. Et il est rare de voir une femme à la tête d’une grande fédération sportive. Seule exception : Isabelle Lamour, présidente de la Fédération d’Escrime. La nomination de Valérie Garnier pourrait faire bouger les lignes dans les années à venir...