NBA : Parker, Noah et Batum partent en campagne

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NBA : Parker, Noah et Batum partent en campagne
@ Montage REUTERS
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FRENCHIES - Les play-offs débutent samedi avec un trio majeur français avide de victoires.

La 65e saison régulière de la NBA s’est terminée dans la nuit de mercredi à jeudi avec une bonne nouvelle. Sur les onze Frenchies engagés, dix participeront aux play-offs, qui débutent samedi. Et trois têtes d'affiche tricolores ont des chances d’aller au bout : Tony Parker (San Antonio Spurs), Joakim Noah (Chicago Bulls) et Nicolas Batum (Portland Trail Blazers).

Parker lève le pouce (930x1240)

© REUTERS

Parker le mieux placé. Pour sa treizième saison dans la Ligue, Tony Parker a fait le job. A 31 ans, celui qui est par ailleurs le nouveau président de l’Asvel, a moins joué que les années précédentes (c’est seulement la cinquième fois qu’il joue moins de 70 matches). La raison ? Les blessures, si on voit le verre à moitié vide, ou a contrario un parfait management de son manager Gregg Popovich qui a utilisé son meneur à bon escient. Il ne réalise certes pas sa meilleure saison en termes statistiques, mais il reste dans la droite lignée de ses dernières saisons avec la franchise texane.

Et avec un "Manu" Ginobili et un Tim Duncan en grande forme, "TP" peut se mettre à rêver d’une quatrième bague de champion NBA, qui lui a échappé de peu la saison passée. La route semble dégagée avec pour adversaire au premier tour les Dallas Mavericks, équipe qui réussit bien aux Spurs ces dernières années. Il restent sur neuf succès de rang face à Dirk Nowtizki et consorts.

"Comme d'habitude, on a eu envie d'enterrer les Spurs, soi-disant trop vieux et trop traumatisés par la défaite de l'an dernier. Sauf qu'ils ont fini premiers de toute la Ligue sans entamer leurs forces vives. "TP", Duncan et Ginobili ont eu pas mal de repos", rappelle Shaï Mamou, correspondant à New York pour Basket Session. Et de prophétiser : "ils peuvent encore aller en finale NBA, voire gagner le titre."

Noah, "MVP français", mais pas favori. Joakim Noah a tout arraché sur son passage. En l’absence de Derrick Rose, les observateurs craignaient pourtant le pire pour les Bulls, limités niveau profondeur de banc. C’était sans compter sur le pivot français. Epargné par les blessures, "Jooks" a régalé l’assistance. Une statistique parle d’elle-même : Noah a réussi 46 double-doubles - au moins dix unités dans deux catégories statistiques - en 80 matches disputés.

Noah au dunk (930x620)

© REUTERS

Sur la saison régulière, Noah tutoie les sommets : 12,6 points de moyenne par match, 11,3 rebonds et surtout 5,4 passes décisives. Outre ses talents de marqueur et de rebondeur, Noah est aussi à la passe. Et cela se confirme dans ses "stats". Avec quatre triple-doubles (au moins dix unités dans trois catégories statistiques) au compteur - seul Lance Stephenson d’Indiana a fait mieux avec 5 triple-doubles -, Noah a confirmé qu’il pouvait devenir le nouveau leader de la franchise de l'Illinois. "Noah n'est pas loin d'être numéro 3 ou 4 au classement du "MVP" à mon humble avis, il joue à un niveau hallucinant", atteste Shaï Mamou.

Noah le passeur :

Les Bulls, troisièmes au classement de la Conférence Est, derrière les intouchables Indiana et Miami, auront un adversaire à leur portée au premier tour des play-offs de la conférence Est : les Washington Wizards de Kevin Séraphin. C’est après que cela devrait se compliquer. Face au Heat de LeBron James ou aux Pacers de Stephen Curry, pas sûr que le Pistolero Joakim Noah et sa bande tiennent la distance…

 Batum, l’outsider. Sans faire de bruit, Nicolas Batum s’est peu à peu imposé en NBA et dans sa franchise de Portland. En l’espace de cinq ans, celui qui a été drafté en 2008 a pris part à tous les matches de la saison régulière, avec une belle moyenne de 36 minutes jouées en moyenne par match. Seul Lamarcus Aldridge a été plus utilisé que lui (36,2 min/matches) par le manager Neil Olshey.

Nicolas Batum avec Portland

© Reuters

La route vers un deuxième titre NBA (le dernier date de 1977, ndlr) s’annonce un peu plus sinueuse pour Portland. Dès le premier tour des play-offs à l'Ouest, les Blazers devront se défaire d’un autre outsider, les Houston Rockets et son "barbu" James Harden, qui reste sur une moyenne de 26,3 points en moyenne par match lors des derniers play-offs. Seul point positif, Portland aura l'avantage du terrain, avec réception lors des deux premiers matches.

Et les autres Frenchies ? Il n’a pas les statistiques les plus folles des Français jouant en NBA, mais le pivot Ian Mahinmi est peut-être celui qui a le plus de chance de remporter le titre suprême. Les Pacers ont en effet terminé la saison régulière en tête de la conférence Est, devant le champion en titre, Miami. Boris Diaw peut également surfer sur la grande forme des Spurs et de Tony Parker. Ronny Turiaf (Minnesota), Evan Fournier (Denver) et Alexis Ajinça (New Orleans) regarderont eux les play-offs devant leur télé.

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