Rugby : Rory Kockott entre dans la cour des Bleus

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Rugby : Rory Kockott entre dans la cour des Bleus
@ REUTERS
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NOUVELLE STAR - Le demi de mêlée de Castres, Sud-Africain de naissance, a été retenu en équipe de France pour la première fois.

Depuis des semaines, personne ne savait vraiment quelle décision allait prendre Rory Kockott. Révélé en France lors de la finale du Top 14 2013 du Castres Olympique remportée contre Toulon (19-14), le demi de mêlée a toujours été boudé par sa patrie de naissance, l’Afrique du Sud. Jamais appelé par les Springboks, Philippe Saint-André a donc pu mettre le grappin sur cette pépite, comme le réglement le permet, en le retenant dans son groupe pour la tournée d’automne.

Un sacré bonus pour un XV de France au plus mal. "Quand on a un Rory dans le moteur, on a un joueur qui apporte beaucoup à l'équipe", juge le manager du Castres Olympique, Matthias Rolland. Quand il arrive dans le Tarn en 2011, personne ne connaît celui qui a échoué en Afrique du Sud avec les équipes des Lions et des Sharks. Mais deux ans plus tard, il s’impose comme le n°9 indiscutable du Castres Olympique. Homme-clé du titre du CO, il est le meilleur réalisateur du championnat et est élu meilleur joueur par ses pairs.

Un buteur qui "ne doute jamais". Ambitieux, courtisé par les plus grands clubs, le joueur signe la saison dernière un pré-contrat avec la "dream team" toulonnaise avant qu'une rallonge du CO ne fasse finalement pencher la balance en faveur du club tarnais pour une prolongation jusqu'en 2017. Son arrivée au sein du XV de France peut faire beaucoup de bien. "C’est un joueur hors-norme, qui bute, très rapide autour des rucks. Il est entreprenant, décisif. C’est un joueur qui a le niveau international", estime le consultant rugby Europe 1 Eric Blanc. "C’est un garçon qui ne se pose pas cinquante questions. Il ne doute jamais", poursuit Matthias Rolland, manager des vice-champions de France.

Rory Kockott inscrit un drop de 50 mètres contre Toulon :

Attention à l’intégration. Le sélectionneur du XV de France en fait déjà son titulaire pour les tests de novembre. Et si personne ne remet en cause son potentiel, tous ceux qui l’ont approché de près ou de loin connaissent son talon d’Achille. "Kockott, c’est un individualiste", prévient le consultant Europe 1 Eric Blanc. "Il va falloir qu’il rentre dans un certain cadre". Espérons simplement que cette nouvelle arme française ne se transforme pas en défaut pour l’équipe…