2012, l’année Tsonga ?

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2012, l’année Tsonga ?
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TENNIS - Tsonga disputera la finale de Doha contre Monfils. L’occasion de bien débuter l’année.

Deux titres (à Metz et à Vienne), deux finales dans des tournois majeurs (à Bercy et au Masters de Londres) et une demi-finale à Wimbledon. Sacré bulletin de notes pour un joueur sans entraîneur (il a quitté Eric Winogradsky en avril dernier). En 2011, Jo-Wilfried Tsonga a réalisé sa meilleure saison et espère enfin toucher le Graal en 2012. Après l'abandon de Roger Federer en demi-finale du tournoi de Doha, le Français jouera la finale contre Gaël Monfils, vainqueur de Rafael Nadal en deux sets (6-3, 6-4).

En 2011, il ne lui a quasiment rien manqué. En atteste sa finale à Londres dans le Masters contre le maître "Rodgeur". Dans un match très serré, le Français s’est incliné en trois sets (6-3, 6-7, 6-3) sur des touts petits détails. Une faute d’inattention, une volée dans le filet ou un revers trop poussé. Des petits riens qui font encore la différence entre lui et les joueurs du Top 4.

Moins de fougue, plus d’expérience

Mais "Jo" a bossé et progressé. Dans un entretien accordé jeudi au journal L’equipe, le Manceau explique ces changements en prenant l’exemple de la volée : "ces derniers mois, ma volée s’est étoffée. Avant j’étais un volleyeur qui posait la balle vaguement là où il y avait un trou. Et fallait pas que le passing soit trop compliqué. Maintenant, chaque fois que je touche la balle, je suis dangereux".

Si Tsonga a perdu l’explosivité de ses 20 ans, il a gagné en expérience. A 20 ans, il aurait tenté le coup gagnant sur chaque balle. Désormais, le numéro un français vise moins les lignes et s’autorise une petite marge de sécurité. Une certaine sagesse étroitement liée à ses bonnes performances : "je garde une grosse confiance accumulée de ma fin de saison. Je crois aussi que ce que j’ai fait (finale à Bercy et au Masters) doit rester dans la tête des autres. Ça aura un impact". Pour gagner, il faut aussi être redouté, Tsonga l’a bien intégré.

Tsonga-2

Pourquoi pas en Australie ?

Pendant les vacances de fin d’année, il s’est très peu entraîné. Après un petit voyage à La Réunion avec Gaël Monfils, il a préféré faire quelques choix plutôt que de taper comme un sourd dans la balle. Pour 2012, Tsonga a choisi de faire appel à un préparateur physique, Guillaume Grivelle-Dacheux. Et un entraîneur ? Pas vraiment dans les plans du Français qui préfère travailler ses points faibles de son jeu, ici et là, avec des spécialistes de chaque coup.

La semaine prochaine, Tsonga se rendra à l’Open d’Australie, un tournoi qui lui a bien réussi dans le passé (finale en 2008 contre Djokovic). Après une très bonne saison en 2011, il pense forcément à la prochaine étape. "J’entre dans ma 27e année et dans la seconde moitié de ma carrière. C’est pour ça que cette saison est super importante. Je suis bien dans ma tête, je commence à avoir de l’expérience. Je sens que c'est le moment. Que ça peut tomber maintenant". Et de conclure : "je me sens capable de gagner un gros truc. Un Grand Chelem, oui, ou un autre gros tournoi, ou la Coupe Davis".