Max, speaker des Bleus : " J’ai un peu stressé à certains moments"

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Chargé d'animer les matches des Bleus et d'ambiancer le stade, l'ancien animateur de Fun Radio sera aux premières loges, jeudi soir, pour la rencontre France-Allemagne à Marseille.

Ce soir, il sera sur la pelouse du stade Vélodrome, mais sans les crampons. Max le speaker, voix officielle de l’équipe de France, est chargé de mettre l’ambiance dans les stades, les soirs de match. À l’occasion de la rencontre décisive de jeudi entre la France et l’Allemagne, il explique à Europe 1 en quoi consiste son rôle.

Motiver les supporters. "En règle générale, dès l’ouverture des portes d’un stade, [je] souhaite la bienvenue aux supporters. Ensuite, comme en radio ou en télé, on a un conducteur à suivre, avec des interventions très précises. Plus on arrive au coup d’envoi, plus on fait monter la pression avec les supporters. Il y a des moments clefs que tout le monde attend, et que j’attends aussi avec impatience, c’est la composition de l’équipe", détaille cet ancien animateur de Fun Radio. "Plus l’équipe de France monte, monte… plus on me laisse faire un petit peu comme j’ai envie."

Jeudi soir, il sera accompagné du speaker allemand, qui était également le speaker de l’équipe suisse. "Je le connais. Il est très motivé et je pense qu’il est un peu anxieux pour ce soir. Il a un peu peur ", plaisante l’animateur qui ne doute pas des chances de victoire de la France.

"J’ai commencé à stresser". Directement sur la pelouse, généralement aux cotés des arbitres, Max vit tous les aléas de la compétitions. "Je suis très excité comme tout le monde. J’ai un peu stressé à certains moments, particulièrement face à l’Irlande. Je dois l’avouer, je n’étais pas très concentré sur le match. D’un seul coup, je vois quelque chose qui se passe dans la surface, je pensais qu’il y allait avoir un corner et on me dit non, apparemment, il va y avoir un penalty. Au bout de deux minutes, j’ai commencé à stresser, je me suis dit, si on quitte la compétition… Je n’en menais pas large." Match après match, il a appris à interpréter les attitudes et le regard des Bleus : "Quand je les vois arriver sur la pelouse, on sent la différence entre un match amical, ce qui a été le cas pendant deux ans, et des grands matches."

Attentat du 13 novembre. Max était également derrière son micro, le soir du 13 novembre, lorsque les explosions ont retenti à proximité du Stade de France. "Très vite, je reçois des textos me disant que ça chauffe un peu partout dans Paris et au Stade de France. La mi-temps arrive, et c’est 20 minutes avant la fin que j’ai confirmation que des choses graves se sont passées", se souvient-il. Il est alors chargé de calmer le public : "J’ai un petit texte, et on me demande de le répéter à plusieurs reprises. Là, mon travail c’est de le faire avec calme, et bien posé. Je sais que je vais avoir un rôle important pour rassurer les gens."