Ligue des champions : l'Atlético domine le Bayern Munich

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Ligue des champions : l'Atlético domine le Bayern Munich
Face au Bayern Munich, 'Atlético de Madrid d'Antoine Griezmann a pris une légère option en vue de la demi-finale retour de la Ligue des champions.@ GERARD JULIEN / AFP
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L'Atlético de Madrid est parvenu à s'imposer mercredi soir face au Bayern Munich (1-0), en demi-finales aller de Ligue des champions.

Cela finit par être une habitude. En Europe, l'Atlético de Madrid n'est jamais aussi bon que quand il n'est pas favori. Dans un Stade Vicente Calderon chauffé à blanc, les Colchoneros ont disposé du Bayern Munich mercredi soir (1-0), en demi-finales aller de la Ligue des champions.

Le bijou de Saul Niguez. Dans un début de match intense, les Madrilènes, malgré l'absence de son patron en défense Diego Godin, ont parfaitement neutralisé l'ogre bavarois. Mieux, les joueurs de Diego Simeone ont trouvé la faille dès la 11e minute, et de la plus belle des manières. Le jeune Saul Niguez, 21 ans, a littéralement cloué sur place trois défenseurs adverses, au terme d'un slalom parfaitement maîtrisé. Sa frappe enroulée du pied gauche n'a laissé aucune chance à Manuel Neuer.

Une première période rythmée. La réaction allemande ne s'est pas fait attendre, mais deux minutes plus tard, la tête de Vidal était sauvée sur sa ligne par Gimenez. Agressifs, fougueux et terriblement bien organisés, les joueurs de l'Atlético n'ont laissé que peu d'espaces à l'attaque du Bayern, à l'image d'un Lewandowski rarement touché. Antoine Griezmann a même failli y aller de son but, à la demi-heure de jeu, mais le natif de Mâcon n'a pu ajuster Neuer, auteur d'une parade du pied gauche.

L'Atlético sous pression en seconde. En seconde période, les Munichois ont misé sur leur expérience dans la compétition pour revenir avec d'autres intentions. A 30 mètres du but, David Alaba a fait trembler tout le stade quand son missile du pied gauche a heurté la transversale avant de rebondir devant la ligne de but. Sous pression, les Colchoneros ont énormément subi mais n'ont pas plié, pas même sur une belle frappe tendue et croisée d'Arturo Vidal, repoussée des deux poings par Jan Oblak (74').

Impuissants, les Bavarois auraient même pu craquer totalement si Fernando Torres n'avait pas trouvé le poteau au terme d'une contre-attaque éclair (75'). L'Atlético de Madrid aura l'occasion de confirmer son statut de trouble-fête mardi prochain, dans une demi-finale qui promet énormément de suspense.