Ligue 2 : pourquoi la fin de saison s'annonce passionnante

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Ligue 2 : pourquoi la fin de saison s'annonce passionnante
À la faveur d'une meilleure différence de buts, le RC Lens est en tête de la Ligue 2 avant un choc face à son dauphin brestois lors de la prochaine journée, le 1er avril.@ FRANCOIS LO PRESTI / AFP
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Alors que Strasbourg, 6ème, se déplace à Auxerre lundi soir, sept clubs peuvent encore prétendre à la montée, à huit journées de la fin du championnat de Ligue 2.

Suspense à tous les étages. Haut de tableau, bas de tableau, le championnat de France de Ligue 2 s'annonce particulièrement indécis cette saison, à l'image du match de clôture de la 30ème journée, lundi, entre Strasbourg, 6ème à six points du leader Lens, et Auxerre, 18ème et en grand danger pour le maintien.

Sept clubs en sept points. À quasiment huit journées de la fin, sept clubs peuvent espérer accéder à l'élite. Sept petits points séparent en effet le premier du classement, Lens, du septième, Nîmes. Un écart extrêmement serré et plutôt rare. Seule la saison 2010-2011 (cinq points d'écart) réservait autant d'incertitudes. En Ligue 1, par exemple, Monaco pointe à 27 points de Saint-Étienne.

Des rebondissements à prévoir. Samedi, les Lensois ont repris la tête du classement à la faveur d'une victoire 2-0 sur la pelouse de Reims, 3ème. Les Sang et Or, qui ont enregistré leur quatrième victoire consécutive, dominent donc le championnat au bénéfice d'une meilleure différence de buts que Brest… qui se déplacera dans le Pas-de-Calais lors de la prochaine journée. D'ici la fin du championnat, les affrontements entre concurrents directs rythmeront ainsi chaque week-end. Après Lens (1er)-Brest (2e), ce sera Reims (3e)-Strabourg (6e) lors de la 32ème journée, puis Brest (2e)-Amiens (4e) et Reims (3e)-Nîmes (7e) lors de la 34ème journée, ou encore Lens (1er)-Strasbourg (6e) et Troyes (5e)-Reims (3e). Autant dire que beaucoup de choses peuvent encore changer d'ici le 19 mai prochain.

Pour la toute première fois depuis 1993, seules les deux premières places seront synonymes de montée. Le troisième, lui, devra disputer un barrage aller-retour face au 18ème de Ligue 1 (actuellement Nancy). Niveau indécision, difficile de faire mieux.

Le retour des grands noms. Les clubs concernés par cette lutte acharnée ne sont pas n'importe lesquels : Lens, Brest, Reims, Troyes ou encore Strasbourg… autrement dit des équipes plus habituées à évoluer dans l'élite qu'en division inférieure, et à l'ADN footballistique particulièrement développé. Il n'y a qu'à voir les affluences du stade-Bollaert à Lens (26.801 spectateurs en moyenne), de La Meinau à Strasbourg (14.882) ou du Stade Francis-Le Blé à Brest (10.118). Des chiffres à faire pâlir certains clubs de Ligue 1. Monaco, tout leader qu'il est, accueille par exemple 9.096 spectateurs en moyenne dans son enceinte de Louis-II.

Le maintien, l'autre enjeu. En bas de classement, la lutte est tout aussi coriace entre le Red Star (16e), Tours (17e), Auxerre (18ème), Orléans (19ème) et la lanterne rouge lavalloise, entraînée par Marco Simone. D'autant qu'Orléans s'est vu retirer quatre points début mars par la DNCG, le gendarme financier du foot français, pour "non-respect de ses obligations en matière de présentation des comptes et communication d’informations inexactes à la DNCG à l’occasion du contrôle de la situation financière". Si la sanction du club, qui a fait appel, venait à être annulée, tout pourrait être relancé. Décidément, cette Domino's Ligue 2 ne manque pas de piquant.