Bernard Laporte, patron du rugby français, associé dans une start-up qui vise des droits sportifs ?

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Bernard Laporte, patron du rugby français, associé dans une start-up qui vise des droits sportifs ?
Bernard Laporte possède 15% de Sportzal, fondé en 2014 avec trois autres associés. @ GLYN KIRK / AFP
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Selon "Le Canard enchaîné", cette start-up basée à Londres a pour objectif d'acquérir des droits de diffusion sportifs.

Après l'affaire Altrad, dans laquelle il est soupçonné de favoritisme envers le club de rugby de Montpellier, une autre affaire pourrait mettre en difficulté Bernard Laporte, président de la Fédération française de rugby (FFR). Selon Le Canard enchaîné paru mercredi, il possède 15% des actions d'une start-up, qui vise l'obtention de droits de diffusion sportifs. 

Un réseau social pour les sportifs. C'est en 2014 que Bernard Laporte aurait participé à la création de Sportzap Limited avec trois autres associés : Xavier Couture, directeur des programmes de France Télévisions, Debis Charvet, ex-rugbyman, et Jean-Luc Berlot, qui évolue depuis longtemps dans le monde de la production audiovisuelle. L'objectif initial de la start-up ? Proposer aux sportifs un réseau social d'un genre nouveau. Le projet est toujours en cours d'élaboration et une levée de fonds est prochainement prévue. Selon Denis Charvet, "l'urgence c'est de sortir l'application, (…), on espère pour le premier trimestre 2018". 

Laporte dément. Bernard Laporte, élu en décembre 2016 patron de la FFR, pourrait-il se retrouver englué dans une affaire de conflits d'intérêts ? Oui, selon Le Canard enchaîné, qui indique que la société aurait à terme l'ambition d'acuqérir des droits de diffusion dans le domaine du sport. Interrogé par l'hebdomadaire satirique, Bernard Laporte est pourtant formel : "La société n'aura pas du tout vocation à acquérir des droits sportifs, sinon, je me serai tout de suite mis en stand-by, vu mes fonctions."

"Une plateforme pour diffuser des matches". Mais son discours ne correspond pas du tout à ce qu'avancent deux de ses associés. Jean-Luc Berlot rêve ainsi d'"une plateforme pour diffuser aussi bien le match du fiston le dimanche matin que le duel au sommet d'une Coupe du monde". Pour Denis Charvet, "des négociations de droits sportifs" font partie de la "vision à long terme de Jean-Luc Berlot", tout en minimisant cependant ce projet : "On n'en est pas encore là." Contacté aussi par Le Canard, Xavier Couture assure qu'il démissionnera, soit de Sportzap, soit de France Télévisions, "s'il y a le moindre problème de conflits d'intérêts".