La traversée de l'Himalaya de Jean-Yves Fredriksen : "Je n'ai fait que des belles rencontres"

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Chez Christophe Hondelatte, le parapentiste Jean-Yves Fredriksen raconte son aventure de quatre mois, qui l'a mené sur les hauteurs de la chaîne de l'Himalaya.

HONDELATTE RACONTE

En août 2016, Jean-Yves Fredriksen se lance dans un pari fou : la traversée de la chaîne de l'Himalaya en parapente, d'ouest en est. Un vol bivouac en totale autonomie de quatre mois, qu'il a raconté dans un livre, Vol au-dessus de l'Himalaya. Chez Christophe Hondelatte mercredi, le parapentiste français revient sur cet exploit.

"J'ai été arrêté car les autorités font vraiment attention". L'aventure, dans une région relativement sensible, ne va pas être de tout repos. Lors de son survol au Tadjikistan, le premier pays qu'il traverse, il fait une mauvaise rencontre avec un berger qui le livre à des militaires. Après quatre jours en prison, Jean-Yves Fredriksen s'en tire avec une simple amende. Les militaires tadjiks l'ont pris pour un terroriste. "J'ai été arrêté car les autorités font vraiment attention. Ils ont 1.400 kilomètres de frontières avec l'Afghanistan", explique le parapentiste. "Je suis arrivé comme un cheveu sur la soupe et je n'étais pas vraiment au courant de la situation politique. C'est de ma faute, je le reconnais", admet-il. Cet épisode va quand même changer ses plans. Le parapentiste avait prévu de survoler l’Afghanistan, mais il s'avère que c'est trop dangereux. Il prend donc un avion motorisé. 


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"J'admets que j'ai baissé les bras". Les jours et les vols se suivent, sans se ressembler. Parfois, tout se déroule parfaitement. Mais à d'autres moments, Jean-Yves Fredriksen doit composer avec des conditions de vol difficiles et une météo capricieuse. Au Népal, il fait une chute de 30 mètres mais s'en sort miraculeusement, avec seulement de fortes douleurs au coude et aux côtes.

A la fin de l'aventure, Jean-Yves Fredriksen se fait une autre grande frayeur, en Arunachal Pradesh, un pays frontalier de la Chine. Il atterrit en catastrophe entre une ligne électrique haute tension et un camp militaire. Il décide alors de s'arrêter là et écrit dans son livre : "J'admets que j'ai baissé les bras". "Quand je dis ça, c'est principalement par rapport à l'éthique que je me fixe sur ces aventures en parapente bivouac : d'aller au bout et de ne pas utiliser de moyens motorisés", explique-t-il sur Europe 1.

Il n'en reste pas moins que pendant cette aventure de quatre mois, Jean-Yves Fredriksen aura fait des rencontres inoubliables et vécu des moments intenses. "J'ai eu un coup de malchance au Tadjikistan, cela s'est mal déroulé pour moi. Mais ensuite, au Pakistan, en Inde, au Népal, au Sikkim et en Arunachal Pradesh, je n'ai fait que des belles rencontres. C'est vraiment ça mon message", souligne l'aventurier.