La Russie espère que le CIO laissera ses sportifs non dopés aller aux JO de Rio

  • A
  • A
La Russie espère que le CIO laissera ses sportifs non dopés aller aux JO de Rio
@ YASUYOSHI CHIBA / AFP
Partagez sur :

Le porte-parole du Kremlin appelle le CIO à épargner les sportifs russes non dopés et à les autoriser à concourir au mois d’août. 

Le Kremlin a dit vendredi espérer que le Comité olympique international (CIO), qui se réunit dimanche pour se prononcer sur l'exclusion ou non du Comité olympique russe, autorise les sportifs russes propres à participer aux Jeux olympiques de Rio.

Épargner les sportifs non dopés. "Nous estimons que les sportifs n'ayant pas été entachés par le soupçon (de dopage), n'ayant pas été pris (pour dopage) ou qui ne font l'objet d'aucun soupçon de dopage, doivent avoir le droit de participer aux Jeux olympiques", a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov. "C'est ce genre de décision que nous espérons", a-t-il ajouté.

Exclusion totale décidée dimanche ? La commission exécutive du CIO doit se prononcer dimanche sur l'exclusion ou non du Comité olympique russe, ce qui priverait la Russie, deuxième nation après les Etats-Unis des JO-2012 avec 17 médailles, de participer aux jeux Olympiques de Rio. Les fédérations internationales pourront néanmoins repêcher au cas par cas les sportifs russes qui sont propres, c'est-à-dire évoluant hors du système d'Etat gangréné par le dopage.

68 athlètes privés des JO. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a confirmé jeudi l'exclusion des JO-2016 de 68 athlètes russes, dont les stars Yelena Isinbayeva, Mariya Kuchina et Sergey Shubenkov. "Il est regrettable que cette décision tombe à la veille des Jeux Olympiques, ce qui fait que nous sommes limités dans le temps pour prendre des mesures légales destinées à mieux défendre les droits de nos athlètes", a dénoncé Dmitri Peskov. Jeudi, il avait dit "regretter profondément" cette décision concernant les "athlètes qui n'ont rien à voir avec le dopage", tandis que le ministre russe des Sports Vitali Moutko avait fustigé une décision "politique".