LA QUESTION D'EUROPE SOIR - Avec le développement des technologies et de l’équipement, les courses en solitaire sont-elles encore des exploits ?

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LA QUESTION D'EUROPE SOIR - Avec le développement des technologies et de l’équipement, les courses en solitaire sont-elles encore des exploits ?
@ LOIC VENANCE / AFP
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Le navigateur François Gabart sera l'invité du Club de la presse jeudi soir. Posez-lui vos questions, il y répondra en direct, dans "Europe Soir" à partir de 19 heures.

L'esprit d'aventure souffle-t-il toujours sur l'"Everest des mers" ? Alors que les exigences de communication ne cessent de s'accentuer pour les skippers et que les règles de sécurité se renforcent, la part de rêve et de mystère que véhiculait la course à ses débuts s'atténue, selon certains observateurs. "Idée folle" émaillée par des drames lors des premières éditions, le tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance est devenu en 27 ans une course bien plus encadrée, qui poursuit une "stratégie d'exposition maximale des images", selon ses organisateurs. "Lors de la première édition, en 1989, on n'était pas sûr que les skippers allaient revenir, on était dans l'aventure pure", témoigne la navigatrice Isabelle Autissier.

"On est loin des transats d'Éric Tabarly". Aujourd'hui, les organisateurs connaissent la position des skippers toutes les 20 minutes et les suivent "comme si c'étaient leurs enfants", assure l'agence de communication de la course. "On est loin des transats d'Éric Tabarly, dont on avait perdu la trace et qui arrivait dans la brume", confie Jacques Caraës, directeur de course du Vendée Globe. Ce n'est pas tout à fait l'avis d'Isabelle Autissier, pour qui les courses vont au contraire vers une plus grande professionnalisation. "Aujourd'hui, le but n'est pas de faire un tour du monde qu'on a déjà fait plein de fois, mais de le gagner, même si cela reste compliqué et incertain", commente-t-elle. La preuve en est, selon la navigatrice, qu'"aujourd'hui, quand un bateau a un problème, il s'arrête". "Nous, même si un bateau avait un problème, on finissait notre tour du monde".

Qu'en pensez-vous : avec le développement des technologies et de l’équipement, les courses en solitaire sont-elles encore des exploits? Votez ci-dessous et expliquez-nous votre vote dans les commentaires. Vous pouvez aussi poser vos questions François Gabart, navigateur, vainqueur du Vendée Globe 2012-2013,  invité du Club de la presse jeudi soir à 19 heures.