La nuit des Bleus : bonjour tristesse !

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Les joueurs de l'équipe de France n’avaient pas vraiment le cœur à la fête en rentrant à leur hôtel dimanche soir. Quelques supporters étaient quand même là pour les remercier. 

La fête a tourné court pour l'équipe de France. Battus en prolongations par le Portugal en finale de leur Euro, les Bleus et tout leur staff sont directement rentrés à l'hôtel Molitor, dans le 16e arrondissement sitôt la remise des médailles terminée. 

"Ça me rend triste". On a pu y voir un Hugo Lloris la tête basse aller récupérer sa valise dans la soute du bus. À travers les vitres de l'hôtel, devant les chambres, Paul Pogba et Blaise Matuidi, chemise débraillée, traînant la patte, n'avaient pas vraiment le cœur à descendre rejoindre la fête organisée autour de la piscine. Ils ont quand même eu un regard vers le petit groupe de supporters venus les remercier. "Ils nous ont fait plaisir. Dès le premier match, ils ont marqué à la 92e minute, l’Euro était lancé ! On les a suivis pendant toutes ces semaines, c’était formidable. Je veux profiter de ces derniers instants, ça me rend triste", a confié l'un d'entre eux au micro d’Europe 1.

Entendu sur Europe 1
Ça a créé comme une sorte d’unité nationale

Une belle aventure. Comme les autres, Mickaël espérait approcher les joueurs. Il a dû se contenter de les voir à travers la vitre du bus, avant de les voir s'engouffrer vers la réception où le personnel de la Fédération et quelques VIP les attendaient. "On voit Didier Deschamps, Payet, Griezemann. Je pense qu’ils n'ont pas spécialement le cœur à venir nous voir. Un grand merci pour tout le bonheur qu’ils ont pu apporter aux Français ! Ça a créé comme une sorte d’unité nationale. C’est dommage, mais ça fait partie du sport... il y a toujours un gagnant et un perdant."

Bleus à l'âme. Les premiers invités sont partis seulement 40 minutes après l'arrivée de l'équipe. L'un d'eux a confié que les joueurs passaient beaucoup de temps avec leur famille. Quant à l'ambiance qu'il a décrite, elle tenait en deux mots : "Bonjour tristesse"...