Baugé, l'argent impuissant

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Baugé,  l'argent impuissant
@ REUTERS
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JO - Le pistard français s'est incliné en finale de la vitesse, lundi à Londres.

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Il était venu chercher l'or. Mais dans un vélodrome totalement acquis à la cause de Jason Kenny, Grégory Baugé n'a rien pu faire, lundi soir. En deux manches totalement maîtrisées, le Britannique a montré qu'il était devenu l'homme le plus rapide du monde sur un vélo. Pour le Français, cette deuxième médaille d'argent des Jeux (après celle obtenue en vitesse par équipes) sonne comme une nouvelle désillusion.

Une belle revanche pour Kenny

Il ne pensait qu'à ça. "J'ai déjà été champion du monde, ce qui était mon premier objectif de carrière, là, c'est mon deuxième objectif", avait encore confié le Français il y a quelques semaines. Quand il n'y a que l'or qui compte, l'argent a forcément un goût amer. "Je la prends mal, ce n'est pas celle que je voulais", a réagi le pistard après sa finale. "Pour moi il n'y a que la victoire qui compte. Je ne m'entraîne pas tous les jours pour faire deuxième ou troisième".

Revivez la deuxième manche de la finale :

Invaincu en championnat du monde depuis 2009, Baugé s'est incliné en deux manches sèches face à son rival, meilleur temps des qualifications Il apporte à la France sa 26e médaille des Jeux de Londres. L'Anglais, 24 ans, a succédé au palmarès à Chris Hoy, l'Ecossais volant, qui avait dominé le tournoi des JO de Pékin.

Baugé

La malédiction française se poursuit. Si Baugé est le premier finaliste français de la vitesse aux JO depuis son entraîneur Florian Rousseau, battu aux JO de Sydney en 2000, aucun pistard tricolore ne s'est imposé dans cette épreuve reine depuis... Daniel Morelon, en 1972.