Ambiance, trac et impatience : revivez la dernière journée de l'Euro

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La tension est montée toute la journée avant la grande finale de l'Euro entre la France et le Portugal. 

L'ESSENTIEL

16 ans d'attente. 16 ans qu'un capitaine français n'a pas soulevé la moindre coupe. La dernière fois qu'un Bleu soulevait un trophée international, il s'appelait Didier Deschamps. Dimanche soir, l'ancien joueur de la Juventus sera sur le banc pour la finale de l'Euro opposant le Portugal à la France. Ambiance, pronostics, analyses, trac et impatience, revivez cette journée particulière. Et pour suivre la grande finale, rendez-vous ici pour notre Top Lab en direct.

  • 19h40 : la même équipe que face à l'Allemagne

Les compositions des deux équipes ont officiellement été communiquées par l'UEFA. Et comme prévu, Didier Deschamps a décidé de reconduire le même équipe que lors de la demi-finale face à l'Allemagne. Retour donc du fameux 4-2-3-1, avec Giroud et Griezmann devant, et Matuidi et Pogba devant la défense. Umtiti est lui aussi présent au côté de Koscielny en défense centrale. 

Côté portugais, à noter le retour de blessure de Pepe, ce qui n'est pas vraiment une bonne nouvelle pour les Bleus. Et évidemment, CRistiano Ronaldo sera le grand animateur de la Seleçao.

  • 19 heures : le bus des Bleus arrive au Stade de France

    Supporters français et portugais (1280x640) Capture d'écran BeIN Sports

    © Capture d'écran BeIN Sports

  •  La composition probable

Pourquoi changer une équipe qui gagne ? Si, avant France-Allemagne, des questions (légitimes) se posaient sur la titularisation de Samuel Umtiti, le défenseur lyonnais a éteint le débat, comme les attaquants allemands. Ce soir, il sera donc aligné aux côtés de Laurent Koscielny. Et, plus globalement, Didier Deschamps devrait aligner exactement la même équipe que face aux champions du monde. Côté lusitanien, Fernando Santos enregistre le retour de son défenseur central Pepe, 33 ans, blessé à la cuisse lors de la demi-finale contre le Pays de Galles. 

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  • Comment gérer ces dernières heures ?

Conserver les habitudes, entretenir la routine. Tel est le mot d'ordre pour les Bleus et leur staff aujourd'hui. Didier Deschamps, habitué de ces journées si particulières précédant les grandes finales, sait qu'il faut laisser au maximum les joueurs dans leur bulle. Programme classique dimanche, donc, pour l'équipe de France, avec un réveil musculaire suivi d'une séance d'analyse vidéo du jeu portugais.

La vraie difficulté pour les Bleus sera de trouver le sommeil dans l'après-midi, pour respecter la sieste obligatoire prônée par le sélectionneur. Ils devront ensuite attendre 18 heures pour connaître le nom des titulaires, avant de se rendre au Stade de France. Quelques heures qui peuvent paraître interminables pour les joueurs...

  • Les sportifs français (et d'autres) derrières les Bleus

Parmi les nombreux spectateurs, qui attendent le match avec une fébrile impatience, se trouvent des grands noms du sport français. "J'ai envie de leur dire 'ne lâchez rien les gars, jusqu'à la dernière minute' !", a ainsi lancé Teddy sur Europe 1. "Ils ont envie de tout péter, de tout gagner. C'est une génération 'no limit'", assure l'octuple champion du monde. "On est à la maison, on gagne !" Même attente du côté de Tony Estanguet. "C'est un plaisir incroyable ! On va se régaler !", s’est enthousiasmé le triple champion olympique de canoë sur Europe 1. "Je suis fasciné par ce niveau d'enthousiasme. Le foot nous surprend. Il y a quelques semaines, le contexte était assez compliqué et là, j'ai l'impression qu'on est tous à bloc derrière cette équipe", s’est félicité l’ancien champion. 

Un soutien plus inattendu est venu de Nasser-Al Khelaïfi, le président du PSG. "Au Paris Saint-Germain, qui a accueilli tant d'internationaux français à travers son histoire, nos cœurs ont toujours été teintés de Bleu même si nous n'oublierons jamais non plus ce que notre immense buteur portugais Pedro Pauleta a apporté au club", souligne-t-il dans un communiqué publié sur le site du PSG. En ces jours qui rassemblent à nouveau avec fierté tout le pays autour de son équipe nationale, et qui démontrent l'extraordinaire vitalité et qualité du football français, je tenais à adresser mes encouragements les plus chaleureux à Blaise, à ses coéquipiers et à tout leur staff. Qu'ils sachent que nous serons comme toujours de tout cœur avec eux. Allez les Bleus !"

  • Valbuena espère "une très belle fête"

Mathieu Valbuena, le grand perdant de la saison pré-Euro, reste à fond derrière ses coéquipiers. "C'est une journée très spéciale. L'équipe a hâte d'y être. Cela fait longtemps que l'Equipe de France attend ça. Depuis France-Ukraine, il y a eu un déclic. Ce soir, ils y sont. Quelque part, on y est", a déclaré le milieu de terrain en exclusivité pour Europe 1. "J'espère que ce soir, ce sera une très belle fête pour la France parce qu'elle a eu des heures très difficiles."

  • Domenech reste prudent, Varane un peu moins

A quelques heures du match, les analyses et les pronostics fusent. Au micro d'Europe 1, l'ex-sélectionneur des Bleus a rappelé que le Portugal, souvent décrié pour son niveau de jeu depuis le début du tournoi, ne devait pas être sous-estimé : "En face, on a une équipe qui est solide, qui n'a pas joué, qui sait s'accrocher et qui a des joueurs de talent", explique-t-il au micro d'Europe 1. "Ce match sera plus difficile que le match contre les Allemands", que les Français ont battu 2-0 en demi-finale.

Pas de quoi émousser l'enthousiasme de Raphaël Varane pour autant. Le défenseur du Real Madrid, forfait peu avant le début du tournoi, a pronostiqué une victoire de la France dimanche soir deux buts à un. Quant à Ben Arfa, son prono fait sourire : victoire 1-0, grâce à un but de... Hugo Lloris !

  • Les Bleus "nostalgiques" en quittant Clairefontaine

C'est donc la fin du séjour des Bleus à Clairefontaine, la fin d'une aventure que les joueurs quittent à regret et avec un pincement au coeur, comme en témoigne cette vidéo.



Côté Portugais également, l'équipe passe une dernière journée dans son cocon de Marcoussis. Bien supportée par un contingent de supporters surmotivés.

  • Effervescence côté supporters

Les supporters français sont dans les starting-blocks avant la finale. Après la victoire convaincante face à l'Allemagne en demi-finale, tous croient en la victoire. Parmi les joueurs les plus populaires, Antoine Griezmann occupe forcément une place particulière grâce à ses performances de haute volée. A tel point que certains le verraient bien remporter le Ballon d'Or. Et pourquoi pas l'élection présidentielle tant qu'on y est ? Un internaute a en tout cas lancé une pétition pour qu'il participe à la primaire populaire pour désigner les candidats pour 2017.



Sur Twitter, les supporters se font plaisir pour tromper l'attente. Dix ans après la dernière finale jouée par les Bleus (en Coupe du monde 2006 contre l'Italie), certains d'entre eux se souviennent du sort qu'elle avait réservé à Zinédine Zidane, exclu pour son fameux coup de boule sur Materazzi. Et ils veulent s'assurer que Griezmann ne connaîtra pas le même destin tragique. A tout prix.



Sur le Tour, certains coureurs auront hâte de franchir la ligne d'arrivée de l'étape reine des Pyrénées qui se déroule dimanche. Parmi eux, Armindo Fonseca, coureur français aux origines portugaises. 

  • Et où fait-on la fête en cas de victoire ?

Pas sûr que Griezmann postule à l'Elysée en cas de victoire des Bleus. Ce qui est certain en revanche, c'est que les supporters parisiens ne pourront pas célébrer cet éventuel triomphe sur les Champs-Elysées. Anne Hidalgo a annoncé cette interdiction pour raisons de sécurité, ajoutant dimanche matin sur Europe 1 que "d'autres lieux de fête seront proposés".

Le préfet de police de la capitale Michel Cadot a rappelé, dimanche matin sur Europe 1, quelques mesures destinées aux spectateurs : "Pour le stade de France, la consigne est d'arriver au plus vite, donc avant 18 heures, ou à partir de 18 heures puisque c'est à ce moment que les portes ouvriront. Et naturellement, dans la mesure où c'est possible, d'éviter d'arriver avec des sacs ou des sacs à dos qui nécessitent un temps de contrôle plus important". Même consigne au Champ de Mars où la fan zone devrait être noire de monde. 

Les Bleus, eux, n'auront pas de questions à se poser en cas de victoire. La fédération a déjà tout prévu, avec un bus à impériale à la gloire des Bleus repéré près de Rennes et une soirée haut de gamme réservée à l'hôtel Molitor, dans l'ouest parisien.

  • On la regarde où cette finale ?

Pour ceux qui préféreront le douillet canapé de leur salon au stade de France, deux possibilités : BeIn sports ou M6. Et cette dernière a voulu cajoler les Portugais en passant un accord avec la RTP, la grande chaîne lusitanienne. Les téléspectateurs pourront donc choisir entre les commentaires de Denis Balbir, invité dimanche matin d'Europe 1, et Jean-Marc Ferreri, les habituels observateurs de l'équipe de France sur la chaîne, et les commentaires portugais.