Les miracles, la France sait faire

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Les miracles, la France sait faire
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VIDÉOS - Saint-Étienne, Bordeaux, Monaco ou le PSG ont déjà renversé la situation que connaissent les Bleus aujourd'hui.

L’info. Après avoir perdu (2-0) face à l’Ukraine au match aller des barrages, l’équipe de France est tout proche de la sortie. Les statistiques jouent clairement contre les Bleus puisque aucune équipe n’a jamais réussi à renverser la vapeur en barrages d’une Coupe du monde après une telle défaite au match aller. Les Bleus devront donc réaliser l’impossible. Non seulement, il faudra battre l’Ukraine, mais il faudra remonter un handicap de deux buts face à la deuxième meilleure défense (derrière l’Espagne) des éliminatoires du Mondial, imperméable qui plus est depuis huit rencontres. Essayons d’être optimistes un instant et replongeons-nous dans les meilleurs retournements de situation du football français. Les hommes de Didier Deschamps devront s’en inspirer. 

Saint-Etienne

Saint-Etienne VS Dynamo Kiev, quart de finale de Coupe d’Europe, 1976 (0-2, 3-0). Par son étrange ressemblance, c’est peut-être l’exploit qui redonnera le plus confiance aux supporters des Bleus. En 1976, les Verts se déplacent à Kiev pour un quart de finale aller de la Coupe des clubs champions. Pas assez agressifs, les Stéphanois s’inclinent (2-0). Mais dix jours plus tard, le 17 mars très précisément, Jean-Michel Larqué et ses partenaires sont transcendés. "On s’est jetés dans la bataille dès la première seconde",  raconte l’ancien footballeur, lundi dans les colonnes du Parisien. "A aucun moment, on s’est dit qu’il fallait choisir entre prendre des risques et marquer et prendre des risques et ne pas encaisser de but. Au risque de concéder un but. On était dans une telle position, la même que celle de l’équipe de France, qu’il n’y a pas à choisir". A l’époque, la recette fonctionne à merveille. Les Verts l’emportent (3-0) et iront cette année jusqu’en finale (perdue contre le Bayern Munich).



Bordeaux-Milan-AC

Bordeaux VS Milan AC, quart de finale de la Coupe de l’UEFA, 1996 (0-2, 3-0). Quatorzièmes de Division 1, les Bordelais rentrent de San Siro avec une petite valise (2-0). Au retour, l’affaire semble conclue d’avance pour les joueurs italiens. Mais juste avant le coup d’envoi, Bixente Lizarazu remotive ses troupes. "Quand on est entrés sur le terrain, on avait la haine", se souvient Didier Tholot, auteur du premier but ce jour-là. "A la mi-temps, dans le tunnel (du Stade Lescure), j’ai vu de la peur dans les yeux de Desailly et d’autres Milanais". En deuxième mi-temps, Christophe Dugarry plante deux pions en six minutes (64e et 70e) et envoie les Girondins en demi-finale. Comme les Verts vingt ans plus tôt, les Bordelais s’inclinent en finale contre… le Bayern Munich.



Deschamps-Morientes

Monaco VS Real Madrid, quart de finale de la C1, 2004 (2-4, 3-1). Voici une autre très belle dramaturgie du football français. En quart de finale aller, les Galactiques du Real Madrid emmenés par Zinédine Zidane font exploser les Monégasques (4-2). Au retour, le match débute très mal pour l’ASM qui encaisse assez vite un premier but (Raul, 36e). "Quand on a encaissé ce but, on s’est tout de suite remis en selle, car les faits nous montraient que c’était possible", explique Jérôme Rothen au Parisien. "Le public a joué un grand rôle en continuant à nous pousser". Survoltés, Ludovic Giuly (46e et 66e) et Morientes (48e) offriront la qualif’ à Monaco. A cette époque, un certain… Didier Deschamps (photo) entraînait Monaco.

Kombouaré

PSG VS Real Madrid,de finale de la Coupe de l’UEFA, 1993 (1-3, 4-1). Dans les plus grands exploits du foot français, Paris a aussi inscrit son nom au palmarès. Battu sèchement (3-1) en quart de finale de la Coupe de l’UEFA par les Marengue, le PSG est totalement transformé une semaine plus tard. "On était vexés. Je m’étais servi de cela pour motiver tout le monde", raconte Bernard Lama, gardien de cette équipe dans les colonnes du Parisien. "On avait aussi réclamé un changement tactique à l’entraînement en mettant un second attaquant (Amara Simba, nldr). Avec la foi et le talent, on s’est chargés du reste". Une tête géniale d’Antoine Kombouaré (photo) au bout du bout des arrêts de jeu et une victoire de prestige  (4-1) contre l’une des meilleures équipe du monde.



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