Le PSG peut-il craquer ?

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Le PSG peut-il craquer ?
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LIGUE 1 - Après son match nul (2-2) contre Montpellier, Paris a montré certaines limites.

Dimanche soir, Montpellier a fait trembler le Parc des Princes. Pendant six minutes après le but d’Utaka, les joueurs de Carlo Ancelotti ont perdu leur place de leader. Sans un éclair de génie de Jérémy Ménez et l’égalisation d’Hoarau, le PSG aurait dû essuyer un revers contre son dauphin. Mais ce match nul (2-2) ne saurait cacher les incertitudes de l’équipe parisienne. Si le championnat de France est loin d’avoir rendu son verdict (il reste 14 journées, ndlr), la suprématie du PSG peut largement être remise en question. Europe1.fr vous livre quelques éléments de réponse.

Une trop grande confiance. En janvier, le Parisien a demandé à 100 joueurs de Ligue 1 qui serait champion en mai prochain. Une grande majorité voyait le PSG. Mais avec seulement un point d’avance sur Montpellier, rien n’est fait. Pire, c’est l’impression que donnent les joueurs parisiens sur le terrain qui est inquiétante. "Le PSG se repose sur ses lauriers", estime Javier Prieto Santos, journaliste à So Foot. "Il se repose sur les qualités individuelles de Nenê, de Pastore ou de Ménez mais il manque une véritable force collective". A part quelques éclairs de génie parisiens, ce sont bien les Montpelliérains qui ont mené la danse dimanche soir, au Parc des Princes. "L’attitude de certain joueurs est étonnante. Ils n’ont encore rien gagné mais ils jouent comme s’ils avaient déjà remporté de nombreux titres. Le pire ennemi du PSG, c’est le PSG".

PSG-2

Pas encore un rouleau compresseur. En Italie, tous les clubs tremblent à l’idée de rencontrer la Juventus ou le Milan AC. La même chose en Espagne avec le Real Madrid ou le FC Barcelone. "Une équipe championne installe un sentiment de peur", explique Javier Prieto Santos. "Dimanche soir, Montpellier a joué avec quatre joueurs à vocation offensive (Giroud, Belhanda, Utaka, Camara) et n’a pas arrêté d’attaquer. Il n’y a pas encore de respect pour ce PSG-là". Les grands noms sur le terrain achetés à prix d’or au mercato ne suffisent donc pas à effrayer la concurrence. "Il n’y a pas encore la sensation de rouleau compresseur au PSG comme on peut la retrouver au Real Madrid ou à Barcelone". Javier Prieto Santos va même plus loin. "Quand on voit que cette équipe est capable de buter sur Nice ou se faire des grandes frayeurs contre Montpellier, oui, le PSG est capable de s’effondrer". Ronan Folgoas, journaliste au Parisien se pose, lui aussi, la question : "et si la mayonnaise ne prenait pas avec toutes ces nouvelles recrues…"

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La gestion de la pression. C’est peut-être l’un des points forts du PSG. Avec l’arrivée de Carlo Ancelotti (vainqueur de deux Ligue des champions avec le Milan AC et Chelsea et de nombreux championnats, ndlr), Paris possède un stratège capable de gérer les coups de moins bien. "La pression à Paris, c’est du petit lait pour Ancelotti", pense Javier Prieto Santos. "Il est leader, il possède les meilleurs joueurs du championnat et même s’il est en phase d’adaptation, il n’y a pas de raison qui ne tienne pas le coup".

Montpellier n’a pas envie de lâcher. A 14 journées de la fin du championnat, Paris est toujours en bonne position pour remporter le titre après 18 ans de disette. Mais Paris n’est pas encore le grand champion infaillible. "Deux cas sont envisageables : soit Paris n’est pas champion parce qu’il accumule les mauvais résultats, soit Montpellier fait mieux", analyse Ronan Folgoas, journaliste au Parisien. "Quand on regarde le match qu’ils ont fait dimanche soir, ils n’ont pas vraiment donné l’impression d’avoir envie de lâcher si facilement". Et René Girard, l’entraîneur héraultais de conclure : "on est à un tout petit point au classement. Et je peux vous assurer qu'on va les emmerder jusqu'au bout".