Blanc : "On a payé cher pour cette victoire"

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Blanc : "On a payé cher pour cette victoire"
@ KENZO TRIBOUILLARD / AFP
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DEUX DE PERDUS - Laurent Blanc oscille entre la satisfaction d'avoir remporté un match capital contre l'OM (3-2) et la frustration d'avoir perdu David Luiz et Thiago Motta sur blessure.

Un match intense, un engagement de tous les instants, un scénario renversant, et, en conclusion, une victoire de PSG 3-2 au Vélodrome face à l'OM. Voilà ce qu'il faut retenir de ce dernier match de la 31e journée disputé dimanche soir. Un match où la joie parisienne a été gâchée par la blessure de David Luiz et Thiago Motta, et où les Marseillais peuvent légitimement nourrir des regrets. Voici les déclarations des principaux acteurs de la rencontre. 

>> Laurent Blanc, entraîneur du Paris Saint-Germain : "On retient la victoire, et on sait très bien qu'on l'a payé cher, puisque l'on perd deux joueurs ce soir. C'est toujours sérieux quand il y a un problème musculaire. C'est gênant, mais il faut tout retenir, aussi la joie d'avoir obtenu une victoire ici à Marseille. D'avoir gagné, c'est une très très bonne chose de faite ce soir". 

Sur la réaction à la mi-temps : "Je leur ai dit de continuer comme en première période, avec encore plus de convictions. Malheureusement, on a fait une erreur technique qui nous a coûté le deuxième but, mais il ne fallait pas renier notre jeu. On a fatigué ces joueurs marseillais. Ça a été un très beau match à suivre et sûrement à jouer, avec des philosophies offensives des deux côtés et une maîtrise technique je pense plus élevée de notre côté. En deuxième période on a rapidement pris l'avantage et on a fait une très, très bonne deuxième période. Il y a eu beaucoup d'occasions, à un moment ça partait dans tous les sens. C'était un match plaisant, mais sans doute plus pour nous." 

Sur Blaise Matuidi : "Il est surprenant dans l'engagement physique. Il avait travaillé cette semaine pour marquer et on l'avait un peu chambré, parce qu'il n'avait pas eu une réussite totale. (Sur l'enchaînement et les deux blessés) Les instances ne nous ont pas aidé, on le savait avant le match. On a perdu deux joueurs, il faut l'inclure dans la réflexion."

>> Salvatore Sirigu, gardien du Paris SG : "On a bien joué même lorsqu'on a été mené, on a su rester concentrés et ça nous a aidé de revenir si vite au score. Gagner un match, ce n'est pas envoyer un message, mais c'est positif pour nous. Tout le monde a bien défendu, on s'était bien préparé pour ce match et on savait ce qui allait nous attendre. Le point négatif c'est les blessures, c'est dommage, mais ça fait partie du foot. C'était un très bon match de football, dans une ambiance très chaude comme l'an dernier."

>> Marcelo Bielsa, entraîneur de l'OM: "Le résultat est juste. Il y a eu une opposition de styles. C'est leur jeu qui a pris le dessus. Le match s'est déroulé comme je l'avais imaginé, mais le dispositif choisi a fait que nos joueurs n'étaient pas à l'aise. Le match, individuellement, a été positif. Mais malgré cela, on a été dominé. Le projet de jeu du PSG a été plus efficace que le mien. Il n'y a eu ni hasard ni rien qui ne soit directement lié au football. Donc, il n'y a aucune excuse à présenter."

"La clé du match c'est qu'on n'a jamais été à l'aise, on n'a jamais pu imposer notre jeu, ni neutraliser la quantité de passes de notre rival. Au niveau individuel, j'insiste, ça a été suffisant et donc c'est mon choix pour ce match qui n'a pas été satisfaisant. Je savais qu'ils monopolisaient le jeu en conservant le ballon et mon schéma n'a pas fonctionné. A propos du titre, c'est difficile de dire que les possibilités sont intactes. Mais il reste des points à disputer et compte tenu des écarts, on ne peut écarter aucune possibilité. Mais je n'ignore pas non plus l'importance de ce match et celle de ne pas avoir pris de point. Le public ? C'était un spectacle merveilleux. Et je suis très triste d'avoir déçu le public. La seule manière de ne pas décevoir c'est d'offrir la victoire."

>> André Ayew, attaquant de Marseille : "On est pas abattu, on prend les deux buts à l'entame de la seconde mi-temps, mais on a su être à la hauteur d'une grosse fête pendant 45 minutes. Mon carton rouge? Je viens dire à l'arbitre qu'on en a marre, qu'on pas le droit de dire quoi que ce soit. Et après, il a dit aux dirigeants que je n'avais rien dit de mal et que je me suis approché trop près de lui. Il y avait une main flagrante sur un tir de Gignac. Mais on va continuer, ce n'est pas fini, on ne va rien lâcher, il reste sept matches et on ne sait pas ce qui peut arriver."

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