Dopage : l'ex-entraîneur de la Sky reconnaît l'usage d'autorisations thérapeutiques pour améliorer les performances

  • A
  • A
Dopage : l'ex-entraîneur de la Sky reconnaît l'usage d'autorisations thérapeutiques pour améliorer les performances
Shane Sutton a néanmoins assuré ne "jamais" avoir franchi "la ligne rouge". @ PHILIPPE LOPEZ / AFP
Partagez sur :

L'ex-entraîneur de l'équipe Sky entre 2010 et 2012 a reconnu avoir utilisé certains médicaments nécessitant une autorisation à usage thérapeutique.

Shane Sutton, ancien entraîneur de la Sky (2010-2012) et de l'équipe britannique de cyclisme, a reconnu que certains médicaments nécessitant une autorisation à usage thérapeutique (AUT) avaient pu être utilisés pour améliorer les performances.

"Des améliorations à la marge". "Si vous avez un athlète qui est à 95% de son meilleur niveau et que pour aller chercher les 5% qui lui manquent en raison d'une blessure ou d'un petit souci handicapant, il faut demander une autorisation d'usage thérapeutique, alors oui bien sûr, dans ce cas, vous le faites", a déclaré Sutton à la BBC dans le cadre d'un documentaire qui sera diffusé dimanche. Une partie de la stratégie mise en place au sein de la Sky reposait sur la capacité à gagner "des améliorations à la marge" au niveau individuel, pour qu'une fois rassemblées au sein du  collectif, ces petits gains permettent d'améliorer la performance globale.

"Le règlement nous permet de le faire". Interrogé sur le fait que les AUT avaient pu être utilisées dans le cadre de cette stratégie, Sutton, qui entraîne désormais l'équipe chinoise de cyclisme sur piste après avoir quitté ses responsabilités en Angleterre sur fonds d'allégations de discrimination et de harcèlement, a répondu : "Est-ce que ces améliorations peuvent passer par l'obtention d'une AUT ? Oui, parce que le règlement nous permet de le faire".

"Nous n'avons jamais franchi la ligne rouge. "Vous êtes dans un business où il faut être capable de donner le meilleur de soi-même face à ses adversaires. Le but à la fin de la journée, c'est de les écraser. Mais il ne faut pas franchir la ligne rouge, et nous ne l'avons jamais fait", a-t-il toutefois souligné.

La Fédération britannique et Sky mis en cause. Ces déclarations interviennent quelques jours après les charges contre la Fédération britannique de cyclisme et l'équipe Sky, mise en cause par l'Agence antidopage britannique (UKAD) en raison d'un colis suspect reçu en 2011 par le médecin de la star Bradley Wiggins, ont finalement été abandonnées en raison d'un manque de preuves. Les autorités cherchaient notamment à faire la lumière sur le contenu du colis reçu par Wiggins, alors chez Sky, en juin 2011 en France lors du Critérium du Dauphiné.