Charles Hedrich sur sa traversée du Nord-Ouest : "c'était l'expédition la plus compliquée que j'ai pu réussir"

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L'aventurier français, qui a traversé en solitaire le passage du Nord-Ouest, entre le détroit de Béring en Alaska et à la baie de Baffin au Groenland,était l'invité d'Europe 1 mardi matin.

INTERVIEW

En septembre, Charles Hedrich devenait le premier homme à traverser en solitaire le passage du Nord-Ouest, entre le détroit de Béring en Alaska et à la baie de Baffin au Groenland. En 2014, il traversait à pied 1500 kilomètres du désert d'Atacama au Chili. Invité sur Europe 1 mardi matin, l'aventurier français revient sur sa carrière. 

>> L'essentiel de l'entretien :

Pour Charles Hedrich, la traversée du Nord-Ouest n'était pas forcément le périple "le plus physique ni le plus dangereux". "Mais le nombre de paramètres qu'il fallait réunir, notamment la chance, on fait que c'était l'expédition la plus compliquée que j'ai pu réussir". L'aventurier raconte de plus que l'habitat de son bateau "était tout petit". "Plus rustique c'est compliqué. J'avais à peine un mètre carré pour vivre pendant 165 jours, l'an dernier j'avais même pas de chauffage, ni de réchaud", raconte-t-il. 

Charles Hedrich est également revenu sur sa carrière. "J'aurais bien aimé joué dans l'équipe de France de foot, mais j'ai absolument pas le talent. Je suis moniteur de ski mais il y en a d'autres. Par contre, dès l'âge de 18-20 ans, j'ai vu que sur le terrain de l'aventure j'avais pas vraiment de limites". Cependant, il assure que le danger "n'est pas vraiment une motivation" pour lui, mais plutôt "une contrainte". 

Il existe cependant des expéditions auxquelles Charles Hedrich renonce. "Je monte au sommet de l'Everest par la voie nord, et pendant quelques mois j'ai pensé y retourner en descendant du sommet à ski, ce qui est un exploit. Mais j'ai renoncé parce que j'ai chiffré le risque vital à plus d'une chance sur trois". Son prochain défi sera en tout cas en France : "Ça va être un tour de France à la rame sur tous les canaux et voies navigables (3.000 kilomètres), ça ne s'est jamais fait". Il utilisera à cette occasion le même bateau que pendant sa traversée du Nord-Ouest.