Voeckler a choisi Cofidis

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Voeckler a choisi Cofidis
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CYCLISME - Si l'équipe Bbox venait à disparaître, Thomas Voeckler a jeté son dévolu sur Cofidis.

A moins d'un "miracle", qu'il espère toujours, mais qui semble de plus en plus improbable au fil des heures, Thomas Voeckler évoluera chez Cofidis la saison prochaine. Si Jean-René Bernaudeau ne trouve pas de repreneur pour succéder à Bbox Bouygues Télécom, ce qui signifierait l'arrêt de la formation vendéenne, Voeckler rejoindra l'équipe d'Eric Boyer. Mais Bernaudeau n'a pas dit son dernier mot. "Je me suis réveillé à 4 heures du matin, j'ai peu dormi, beaucoup réfléchi, mais j'ai pris ma décision". Thomas Voeckler a donc fait son choix. En cas d'arrêt de l'équipe Bbox Bouygues Télécom, un dénouement malheureux rendu de plus en plus probable au fil des heures, le double champion de France portera les couleurs de Cofidis dès la saison prochaine. "J'espère toujours un miracle et que mon équipe va continuer, précise-t-il dans les colonnes de Ouest-France, même si ce n'est pas le cas, c'est normal que les managers qui m'avaient remis leurs propositions soient avisés. J'ai choisi de signer deux ans chez Cofidis. J'ai été aussi en contact avec Saur-Sojasun, et j'ai expliqué mon choix à Stéphane Heulot. J'ai beaucoup hésité. Cofidis a une chance d'être dans le Pro Tour et donc de me proposer un meilleur calendrier". Toutefois, l'Alsacien laisse encore une chance à Jean-René Bernaudeau, le manager de la formation vendéenne, dont Voeckler en est le symbole. Passé par toutes les étapes de la structure Bernaudeau, du sports-études à La Roche-sur-Yon, à l'équipe amateurs Vendée U, le vainqueur d'étapes à Bagnères-de-Luchon est le parfait exemple de la méthode et de l'état d'esprit prôné par Bernaudeau. Conscient de son poids et sa valeur, Voeckler, en homme de parole, a fait le choix de rester le plus longtemps possible aux côtés de celui qui lui a offert ses débuts professionnels en 2000, sous le maillot de l'équipe Bonjour. Sa "famille", comme il aime souvent à le rappeler. L'annonce faite ce vendredi n'est en aucun cas définitive. Voeckler restera avec Bernaudeau si celui-ci trouve un successeur à Bbox. L'ultimatum serait dans un premier temps fixé à ce vendredi, 18 heures. Elle reste donc suspendue à un "miracle". A une annonce de dernière minute, d'un contrat signé avec un nouveau sponsor, d'une réponse positive apportée par l'un des multiples groupes que Bernaudeau a contacté. "On peut encore sauver l'équipe. Mais je ne maîtrise plus rien désormais, je dois attendre", nous disait-il jeudi. Ce vendredi, dernier jour autorisé par l'UCI pour déposer les garanties bancaires et tous les documents validant l'inscription de l'équipe en 2011, Bernaudeau aurait obtenu un délai, jusqu'à lundi, de la part de l'instance internationale. Joint par téléphone, l'intéressé n'a pu ni confirmer ni infirmer. En soi, cette petite "fleur" de l'UCI, si elle était confirmée, constituerait déjà un petit miracle. Dans la soirée, la radio RMC rapporte qu'un potentiel repreneur se serait manifesté.