Tsonga ne parle pas suédois

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Tsonga ne parle pas suédois
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Pas de sixième titre pour Jo-Wilfried Tsonga. La Français s'est incliné ce dimanche en finale du tournoi de Rotterdam, battu en trois manches par Robin Söderling (6-3, 3-6, 6-3). Le Suédois remporte quant à lui le huitième trophée de sa carrière, le deuxième en 2011 après celui décroché à Brisbane en début de saison. Semaine encourageante pour Tsonga qui donne rendez-vous à l'Open 13 dès lundi.

Pas de sixième titre pour Jo-Wilfried Tsonga. La Français s'est incliné ce dimanche en finale du tournoi de Rotterdam, battu en trois manches par Robin Söderling (6-3, 3-6, 6-3). Le Suédois remporte quant à lui le huitième trophée de sa carrière, le deuxième en 2011 après celui décroché à Brisbane en début de saison. Semaine encourageante pour Tsonga qui donne rendez-vous à l'Open 13 dès lundi. Trois ans après Michael Llodra, dernier vainqueur français à Rotterdam et tombeur justement de Söderling en finale, Jo-Wilfried Tsonga ne sera pas le quatrième joueur tricolore à inscrire son nom au palmarès de l'épreuve néerlandaise (Pioline et Escudé s'y sont imposés, respectivement en 2000 et 2001-2002). Le Manceau s'est incliné ce dimanche en finale, dominé en trois manches par Robin Söderling (6-3, 3-6, 6-3), tête de série n°1 et quatrième joueur mondial. "Jo", qui affichait pourtant de très bonnes statistiques dans ses finales sur le circuit ATP, a perdu la deuxième de sa carrière après celle de l'Open d'Australie en 2008 et a donc manqué l'occasion d'ajouter un sixième titre à son actif. Pour le Suédois, c'est déjà le deuxième trophée remporté en 2011, quelques semaines seulement après sa victoire à Brisbane, le huitième de sa carrière et le deuxième d'affilée à Rotterdam. Le niveau de jeu que Tsonga a proposé tout au long de la semaine est en tout cas assez encourageant pour lui ouvrir de belles perspectives cette saison, et notamment pour les premiers Masters 1000 en mars prochain à Indian Wells et Miami. La déception de sa défaite au troisième tour à Melbourne, battu par le surprenant Ukrainien Dolgopolov, est sans doute effacée par cette performance néerlandaise. Physiquement, le protégé d'Eric Winogradsky a répondu présent, jamais aussi à l'aise lorsque le combat s'engage. Celui proposé par Söderling, l'un des hommes en forme de ce début de saison, était peut-être trop corsé pour tenir la comparaison. De retour en finale, seize mois après sa dernière disputée et remportée à Tokyo, Tsonga a aussi payé son manque d'expérience face à un Suédois, habitué des grands rendez-vous (c'était sa 18e finale sur le circuit). La revanche à Marseille la semaine prochaine ? Après sa victoire la veille contre Ivan Ljubicic, le n°2 français estimait que le service avait joué un rôle déterminant dans la rencontre. Le point fort du grand Croate n'avait pas eu son efficacité habituelle, tandis que le Français s'était appuyé sur une première balle ultra performante. Contre Söderling, autre grand serveur du circuit, la clé du match se trouvait également dans ce secteur de jeu. La propension de Tsonga à s'imposer sur son engagement puis à raccourcir les échanges, une filière qu'il affectionne, devait donner le ton de ce quatrième affrontement entre les deux hommes. Battu trois fois sur trois par le Suédois, sans remporter le moindre set, il se montrait trop crispé à l'entame de match. Même après un débreak, "Jo" lâchait le premier set (6-3), trop timoré sur sa mise en jeu. La deuxième manche était beaucoup plus convaincante, avec 94% des points gagnés derrière sa première balle et aucune occasion de break à défendre. Plus facile alors de dicter l'échange à sa guise et d'accélérer en coup droit comme il sait si bien le faire. Avec seulement six points marqués sur la mise en jeu adverse, Söderling ne pouvait empêcher le Français de revenir à une manche partout (6-3). Le Suédois trouvait alors les ressources nécessaires pour fixer Tsonga derrière sa première balle avant de s'engouffrer dans la première brèche. Une balle de break convertie, la seule du troisième set, suffisait pour plier la rencontre. D'un ace, cela va de soi. Les deux hommes, engagés à l'Open 13 de Marseille la semaine, pourraient se retrouver en demi-finales pour la revanche.