Rezaï dans l’impasse

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Rezaï dans l’impasse
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TENNIS - Après des problèmes familiaux, Aravane Rezaï a déclaré forfait pour la Fed Cup.

Il y a donc bien un malaise. Juste après sa défaite au premier tour de l’Open d’Australie, Aravane Rezaï avait évoqué des "soucis". Mardi matin, la Française a décidé de déclarer forfait pour la prochaine rencontre de Fed Cup entre la Russie et la France ainsi que pour l’Open GDF Suez, qui débute le 7 février prochain.

Problèmes familiaux

La joueuse française n’a aucun pépin de physique. Ses problèmes sont ailleurs. Sur son site internet, Aravane Rezaï s’est dit "déçue par ses récents résultats". Et de rajouter : "En conséquence, je souhaite m'impliquer davantage dans ma carrière sportive et je vais travailler avec les membres de mon équipe pour mettre en place la structure qui me convient le mieux".

Avec cette déclaration, la Française a voulu couper court à toute éventuelle rumeur sur une altercation avec son père juste avant son match à Melbourne. Lundi, RMC Sport rapportait en effet une violente dispute entre Aravane et son père, Arsalan. Lui reprochant une relation avec un membre d'une des instances du tennis international, il s'en serait directement pris à elle.

Enquête de la police

Dimanche, les instances du tennis féminin (WTA) avaient indiqué dans un communiqué qu’un "membre de la famille d’Aravane Rezaï avait été suspendu pour une durée indéterminée à cause d’un problème de sécurité". La police australienne a également ouvert lundi une enquête parallèle sur cette affaire.

Sur son site internet, Aravane Rezaï qualifie d'"exagérées et inexactes" les informations diffusées à ce sujet. "Les mésententes familiales ne sont pas choses rares et la famille reste très importante pour moi", ajoute-t-elle.

Pour l’instant, la Fédération française de tennis (FFT) n’a pas souhaité commenter la décision de la deuxième joueuse française. Contacté par Europe1.fr, un membre de la communication affirme "soutenir à 100% la Française et respecter son souhait de la laisser tranquille". Si personne ne souhaite commenter l’événement, l’affaire semble gêner la FFT à un moment où le tennis féminin est au plus mal. Seules trois Française figurent dans le Top 100 contre une dizaine il y a encore quelques années.

Une relation passionnelle

Arsalan Rezaï a poussé très tôt Aravane à taper dans la balle. En mai 2009, la Française remportait les tournois de Madrid et de Bastad. A l’époque, la presse faisait ses gros titres sur la merveilleuse entente familiale. Mais depuis quelques mois, les résultats ne sont plus là.

Les relations entre Aravane et son père ont été conflictuelles à plusieurs reprises. En 2007, le père avait directement menacé Georges Goven, l'ancien capitaine de l'équipe de France de Fed Cup. En 2006, il avait également été condamné à une amende de 500 € par le tribunal correctionnel de Saint-Etienne pour avoir menacé le père d'une joueuse que sa fille devait rencontrer en finale des Championnats de France juniors en 2004.

Les relations père-fille sont légion dans le tennis féminin. En France, Nathalie Dechy s’est entraînée pendant très longtemps avec son père. Cas encore plus célèbre, les sœurs Williams (Serena et Vénus) qui ont décidé de faire carrirère avec plusieurs membres de leur famille. Mais dans ces deux exemples, les relations ont toujours été plutôt cordiales. En revanche, l’exemple de Jelena Dokic peut faire penser à celui d’Aravane Rezaï. Ancienne numéro quatre mondiale, la joueuse australienne avait chuté au-delà de la 200e place à la suite de problèmes relationnels avec un père violent. Espérons que la Française ne connaisse pas la même mésaventure.