Parra: "Je leur dois beaucoup"

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Parra: "Je leur dois beaucoup"
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Au coeur d'une 7e Nuit du rugby, qui aura largement mis à l'honneur l'ASM Clermont-Auvergne avec également le trophée du meilleur staff pour Vern Cotter et ses adjoints, Morgan Parra, élu meilleur joueur de la saison écoulée par ses pairs, accueillait cette reconnaissance avec humilité et le souci de la partager avec ses coéquipiers, qui le lui rendent bien.

Au coeur d'une 7e Nuit du rugby, qui aura largement mis à l'honneur l'ASM Clermont-Auvergne avec également le trophée du meilleur staff pour Vern Cotter et ses adjoints, Morgan Parra, élu meilleur joueur de la saison écoulée par ses pairs, accueillait cette reconnaissance avec humilité et le souci de la partager avec ses coéquipiers, qui le lui rendent bien. Morgan, on a cru deviner de la surprise sur votre visage à l'énoncé du palmarès. C'est le cas ? Morgan Parra: C'est en effet une grosse surprise pour moi, même s'il y avait eu des bruits de couloir, je ne m'y attendais pas du tout vu les noms des autres prétendants sur la liste. Et je pense qu'il y a bien d'autres grands joueurs encore dans ce Top 14. On peut en citer beaucoup, des Jonny Wilkinson et d'autres encore, qui méritaient autant que moi ce trophée. Beaucoup auraient mérité d'avoir ce titre. Mais je ne crache pas dessus, c'est un immense plaisir que de l'avoir. Je remercie mes partenaires, ils m'ont aidé à me sortir un peu du trou à mon arrivée à Clermont et mis ensuite dans les meilleures conditions pour me permettre de m'éclater sur le terrain. C'est vrai que je leur dois beaucoup... A ses côtés, ses coéquipiers Julien Pierre et Thomas Domingo, hilares, l'interrompent... Julien Pierre: Je suis très content pour Morgan, pour tout ce qu'il a accompli la saison dernière. Il a su relever la tête à un moment où beaucoup de monde l'a critiqué. Passer après Pierre Mignoni à l'ASM, c'était vraiment très difficile. On a parlé beaucoup, longuement tous les deux, il m'appelait des fois tard le soir (rires), alors pour tout ça félicitations ! Thomas Domingo: (Parra embrasse son pilier et remercie s(m)a vachette, comme il le surnomme) Oui, il dirige bien son pack. Il a su bien rebondir, il a su apporter beaucoup au groupe, donc ce titre est amplement mérité. M.P.: J'étais venu pour trouver de nouvelles choses... J'ai beaucoup appris. Il y a eu une grosse remise en question. C'est un ensemble, il y a eu des hauts et des bas. Par la suite, le projet de jeu de Clermont est devenu beaucoup plus lisible pour moi. "La plus belle erreur serait de focaliser sur un joueur" Que représente cette récompense individuelle ? M.P.: Ça représente beaucoup de choses, avant tout un énorme travail, mais un travail collectif parce que sans l'équipe je n'aurais pas pu prétendre à ce titre. Je dois beaucoup au club de Clermont, mais aussi au club qui m'a formé, à Bourgoin, avec lequel j'ai débuté à 17, 18 ans et avec lequel j'ai pu découvrir le Top 14, qui m'a ensuite ouvert les portes de l'équipe de France. Il m'a fallu faire des choix par la suite et c'est cette équipe de Clermont qui m'a permis de découvrir les phases finales, qui m'a permis de franchir d'autres caps et de grandir dans ce monde du rugby. Ce sont certes des sacrifices personnels, mais aussi collectifs, qui sont beaucoup plus importants. Est-ce que le plus dur ne commence pas aujourd'hui ? Ce n'est pas spécialement le titre de meilleur joueur, qui fait qu'on est plus attendu. Je crois que l'équipe de Clermont-Auvergne elle-même aujourd'hui est très attendue sur tous les terrains. On s'en rend compte avec un début de saison très compliqué avec des matches très difficiles à jouer tous les week-ends. On espère rebondir, mais pas spécialement d'un point de vue personnel. La plus belle erreur serait de focaliser sur un joueur, aujourd'hui, on parle de la réussite de toute une équipe. J'ai envie de revivre d'autres moments aussi forts, on reste toujours un peu dans l'euphorie et dans l'attente de la reconnaissance des gens, mais il faut maintenant tourner complètement la page, passer à autre chose et c'est le plus dur. On commence à le faire et on est en train de se retrouver un peu plus. On espère lancer définitivement la saison ce week-end contre les Saracens. Se passe-t-il un jour sans que vous ne pensiez à la prochaine Coupe du monde en Nouvelle-Zélande ? M.P.: Franchement, oui. Parce que le championnat est très relevé avec beaucoup de concurrence à mon poste et à d'autres. Maintenant, je n'ai qu'une seule envie, c'est de refaire une grosse saison avec l'équipe de l'ASM, pouvoir approcher l'équipe de France par les résultats de l'ASM, mais aussi par mes performances personnelles pour gagner ma place et aller jouer la Coupe du monde. Mais avant toute chose, jouer une nouvelle grosse saison avec le club.